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Présentation J'ai donc dû ronger mon frein pendant 6 ans, supportant les moqueries de certains de mes compatriotes supporters d'équipes soit-disant plus huppées (et oui, par chez moi, point de bonnes équipes à moins de 200 km, donc on se choisit tous plus ou moins un rêve de part et d'autre de la France). 2003, me voilà debarqué en Alsace, mais cette fois-ci pour y "subir" une math sup au Kleber, donc même pas le temps d'aller à la Meinau, pourtant maintenant accessible. La vie est injuste lol ! Modérateur d'infosracing sur le déclin, pour cause de manque de temps (encore) mais aussi de manque d'envie à cause des dérives que peut subir un forum qui devient trop frequenté, je suis reconverti à contre-coeur comme simple campeur chez le site du KCB, avant de tomber en amour pour ce site. 2005, je quitte l'Alsace sans être allé une seule fois à la Meinau. Mais ma passion pour le Racing est toujours intacte ici, à Vaulx-en-Velin, où je poursuis ma formation d'ingénieur BTP à l'ENTPE. Rubriques Calendrier
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Urinothérapie : dix huitres sur vin !Allez hop ! Je me lance ! Voici notre rapport de controverse sur l'urinothérapie ou amaroli que j'avais promis à mes fidèles lecteurs (si si, il y en a) il y a bien quatre mois. Nous venons d'avoir notre note : 18/20. Honnorable. Bon, c'est peut-être difficilement lisible sans la mise en forme (stublog oblige) mais si ça interesse vraiment quelqu'un, envoyez-moi un MP et je vous mailerai le rapport. Bonne lecture et bon courage ! Ayez l'estomac solide ! ![]() Urinothérapie au fil des siècles :
De l’utilisation de l’urine pour dégraisser les vêtements à son utilisation pour guérir des maladies… Partie I : De l’Amaroli à l’urinothérapie, ou le passage d’une pratique ancestrale controversée à une médecine encadrée En 1993, les éditions Vivez Soleil publient le livre de Christian Tal Schaller Amaroli suivi en 1997 de Amaroli 2. Dans le tome 1 de Amaroli, l’auteur recueille de nombreux témoignages ayant adopté ce mode de médication, en prenant soin que son livre se lise « comme un roman ». Il y raconte d’ailleurs son expérience personnelle : « En 1970, j’eus comme patient un homme de trente-deux ans qui souffrait d’un psoriasis généralisé. Tous les traitements allopathiques avaient été essayés, sans succès durable. J’appliquai un traitement homéopathique et des conseils diététiques : il présenta une amélioration, mais pas une guérison complète. Quelques mois passèrent. Un jour, nous nous rencontrâmes fortuitement dans la rue. Il déclara alors n’avoir plus du tout de psoriasis! Je fus fort étonné et m’empressai de lui demander quel était le secret de sa guérison spectaculaire. Un peu embarrassé, il m’avoua avoir découvert le livre de J.W. Armstrong, The Water of Life, et mis en pratique ses conseils. Après un jeûne à l’urine de deux semaines avec des frictions d’urine sur la peau chaque jour, les lésions psoriasiques avaient disparu. Grâce au maintien d’une prise d’urine chaque matin et d’une alimentation hypotoxique, le psoriasis n’était plus jamais revenu, à la grande joie de cet homme qui avait souffert pendant de nombreuses années de cette pénible affection. J’achetai alors le livre d’Armstrong. Malgré mes “réticences scientifiques” et mon dégoût psychologique pour une thérapie aussi saugrenue, je décidai d’essayer l’urinothérapie sur moi-même. Je fus émerveillé de l’amélioration de ma vitalité et de ma santé globale et ne pus alors que conseiller cette méthode à ceux de mes patients qui semblaient capables d’accepter psychiquement une thérapie aussi peu conforme aux idées reçues. [1] » Christian Tal Schaller a écrit ce livre dans le but de faire découvrir ce qu’il nomme « la médecine naturelle cachée au grand public » et ceci en opposant la pratique de l’urinothérapie à la médecine classique. Il y reprend d’ailleurs la réflexion qu’avait faite Martha Christy dans son livre Your Own Perfect Medicine : « La communauté médicale connaît les étonnantes propriétés [de l’urine] depuis des décennies, sans que le grand public n’en ait jamais eu vent. Pourquoi ? Peut-être croit-on que le sujet porte trop à controverse. Mais ce peut être aussi, plus vraisemblablement, parce qu’il n’y a aucun avantage pécuniaire à révéler au public ce que les scientifiques savent déjà à propos du plus efficace des remèdes naturels au monde. [2] ». Dans le second tome d’Amaroli, Schaller établit un compte rendu de la conférence de 1996 sur l’urinothérapie qui s’est tenue en Inde avec les différentes interventions des spécialistes de cette pratique et leurs « prétendues démonstrations scientifiques » (comme aime à le dire le Docteur Rollin). Toutefois, plus que d’aborder la thérapie par l’urine, Schaller loue les vertus d’Amaroli. Il convient donc, selon Guy Deleury, de faire une distinction entre urinothérapie (également appelée pipithérapie, thérapie par l’urine ou urothérapie) et Amaroli. La pratique Amaroli est composée de rites religieux hindous afin d’atteindre la supériorité mentale. Il s’agit d’une médecine ayurvédique à laquelle les yogis devraient vitalité et longévité, dans laquelle est inclus le fait de boire son urine. « Les Yogis ne consomment pas leur urine dans un but thérapeutique, mais par détachement de soi. Il s’agissait d’un phénomène marginal en Inde, comme l’urinothérapie l’est actuellement. Certes, Moraji Desai, qui dirigea le Front du Peuple à la fin des années 70, la pratiquait mais il a été la risée de ses collègues. Gandhi en a parlé… sans jamais l’utiliser. [3] » Mais en parlant d’Amaroli, Guy Deleury déplore, dans un discours rapporté par Cendrine Barruyer sur le site psychologie.com, le fait que Schaller ne mentionne pas le fait que les Yogis ne boivent que très peu leur urine et que leur quête de la sagesse et du savoir ne commence à porter les fruits qu’au bout de 12 ans selon les dires des chefs indous. Lorsqu’en 2001, Amaroli1 puis Amaroli2 apparaissent dans quelques librairies du Cameroun, la première commande tarde à s’écouler puis tout va très vite. En 2002, Amaroli1 et Amaroli2 deviennent les ouvrages les plus demandés à la librairie Messapresse à Douala et rapidement Best Seller. Jean Rollin Ndo explique ce phénomène par le fait que beaucoup de camerounais sont atteints par le virus du sida et complètement désespérés, jugeant la médecine moderne inefficace, ils se tournent vers les médecines douces et notamment l’urinothérapie. « Nous assistons à un détournement des malades au profit des nganga [guérisseurs] qui leur font ingurgiter des potions à base d'urines et autres plantes. […] Ils arrêtent alors leur traitement, se mettent soudainement à tous boire leur urine et nous reviennent dans un état comateux. [4] » Selon lui, cette attitude est problématique : « L’accumulation d’urine dans l’organisme, notamment suite à une déficience rénale aiguë, est dangereuse. Si l’on n’intervient pas et ne pratique pas de dialyse, c’est la mort qui survient en quelques jours. C’est ce qu’il se passe avec l’urinothérapie pratiquée à haute dose. [5] » Face à l’ampleur du phénomène et la dangerosité de la pratique, le ministre de la Santé publique du Cameroun, Urbain Olanguena Awona, a pris position par le biais d’un communiqué. Voici le message : « Compte tenu des risques de toxicité, à court, moyen et long terme liés à l’absorption de l’urine, le ministre de la santé déconseille la consommation de l’urine et invite ceux qui en font la promotion à y mettre fin sans délai, sous peines de poursuites. […] Il n’y a jamais eu de preuve scientifique d’une quelconque guérison par l’urine. [5] ». Il a de plus ajouté : « Ce genre de croyance existe dans d’autres pays africains. Si on en parle plus au Cameroun, c’est que le ministère est très vigilant sur la désinformation et n’hésite pas à dénoncer les problèmes de santé publique que rencontre le pays. [5] » En mai dernier, Christian Tal Schaller publie un nouvel ouvrage, intitulé cette fois Testez l’urinothérapie, dans lequel il explique clairement que la pratique de l’urinothérapie nécessite un mode de vie très sain et décrit la posologie à suivre. Ainsi peut-on souligner l’évolution des discours des « spécialistes » de l’urinothérapie : il ne s’agit pas tant de modifier le fond, mais la forme. Cette thérapie continue en effet à guérir « presque toutes les maladies, même le sida [6] » mais on émet cette fois quelques restrictions, auparavant omises ou méconnues, à son utilisation. Ainsi l’Association chinoise d’urinothérapie met-elle en garde les amateurs : « Les symptômes les plus fréquents incluent la diarrhée, les démangeaisons, des douleurs, de la fatigue, une sensation de poids sur les épaules, de la fièvre etc. Ils sont plus fréquents chez les personnes qui souffrent de maladies chroniques ou graves et peuvent se répéter plusieurs fois. Chaque épisode peut durer trois à sept jours et parfois jusqu’à un, voire six mois. Malheureusement, beaucoup abandonnent la thérapie à cause de ces inconvénients. De telles réactions, cependant, ne représentent que les ténèbres avant l’aurore. Il faut persister et vaincre ses difficultés pour jouir des avantages que procure une bonne santé. [7] » L’urinothérapie présenterait donc, au début du traitement, des effets secondaires. Les différents articles, revues et livres (notamment le dernier de C.T Schaller) donnent encore plus de consignes quant au commencement d’un traitement par cette thérapie. Citons pour exemple une expression récurrente : « il faut avoir une hygiène de vie saine ». Expression que Catherine explique dans le revue « Sortir et Choisir autrement » de juillet-août 2005 ainsi : « Il est préférable de suivre un régime pauvre en sodium et en protéines pendant une cure d’urinothérapie. L’alcool, le tabac, la caféine, la viande sont à réduire au maximum. Les femmes enceintes doivent observer certaines restrictions à cause des hormones contenues dans leur urine.». Avant de conclure : « cependant, il n’est pas prudent de se lancer seul dans cette aventure. L’idéal est de s’initier à cette technique avec une personne compétente en la matière, c'est-à-dire un urinothérapeute. [8] » Les pratiques de la thérapie par l’urine, non encadrées par un « spécialiste » en la matière, se sont vues ainsi peu à peu proscrites du monde des médecines alternatives. Loin du remède de « grands-mères » que l’on pouvait pratiquer seul chez soi, la pipithérapie est devenue une méthode soumise au contrôle de spécialistes, qui se rendent, vraisemblablement, peu à peu indispensables auprès des nouveaux adeptes de la thérapie. Toutefois, les conditions de pratique de l’urinothérapie varient selon les urinothérapeutes ou les spécialistes de l’urothérapie consultés. Ainsi Coen Van der Kroon affirme-t-il que : « La thérapie par l’urine, jointe à une alimentation vivante, apporte un véritable raz de marée d’enzymes actifs, avec, pour heureuse conséquence, la guérison de toutes les maladies de carence. [9] » Coen Van der Kroon base ici son argumentation sur le fait que, selon lui, une bonne alimentation apporte une masse importante d’éléments nutritifs. Christian Tal Schaller semble toutefois, contrairement à Van der Kroon qui ne mentionne pas ce point, se montrer très méfiant face aux éléments additifs, notamment chimiques, qui peuvent être ajoutés aux produits de consommation. C’est pour cela qu’il préconise le jeûne : selon éviterait, selon lui, la présence de tous éléments chimiques dans l’urine qui pourraient être nocifs pour la santé s’ils étaient réingérés : « Voici les choses qu’il faut éviter : l’excès de nourriture, l’alimentation trop riche en sel, huile et sucre, l’excès de viande et de poisson, l’alimentation de mauvaises qualités, mauvaise cuisson des aliments, les boissons à base de produits chimiques, les excitants (café, tabac, alcool, drogue), certains tranquillisants, somnifères, fortifiants. [6] » Quelque soit la méthode utilisée, la conclusion reste toujours cependant la même : « L’urine est le plus extraordinaire médicament qui soit… L’expérience a montré qu’elle soigne toutes les maladies. [6] » Suite à la « mauvaise utilisation » qui s’était propagée au sein de pays comme le Cameroun, la pratique de l’Amaroli non encadrée a peu à peu laissé place à une thérapie par l’urine contrôlée, notamment en Europe occidentale .On peut également citer des incidents rencontrés dans les pays occidentaux, comme en France où un bébé de 18 mois fut hospitalisé en 2003 suite à une urinothérapie. CommentairesTrackbacks
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