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Présentation J'ai donc dû ronger mon frein pendant 6 ans, supportant les moqueries de certains de mes compatriotes supporters d'équipes soit-disant plus huppées (et oui, par chez moi, point de bonnes équipes à moins de 200 km, donc on se choisit tous plus ou moins un rêve de part et d'autre de la France). 2003, me voilà debarqué en Alsace, mais cette fois-ci pour y "subir" une math sup au Kleber, donc même pas le temps d'aller à la Meinau, pourtant maintenant accessible. La vie est injuste lol ! Modérateur d'infosracing sur le déclin, pour cause de manque de temps (encore) mais aussi de manque d'envie à cause des dérives que peut subir un forum qui devient trop frequenté, je suis reconverti à contre-coeur comme simple campeur chez le site du KCB, avant de tomber en amour pour ce site. 2005, je quitte l'Alsace sans être allé une seule fois à la Meinau. Mais ma passion pour le Racing est toujours intacte ici, à Vaulx-en-Velin, où je poursuis ma formation d'ingénieur BTP à l'ENTPE. Rubriques Calendrier Amis stubistes |
Supertramp : band of the century (1/15)1970 : Supertramp Album éponyme pour la première réalisation du « groupe » si l’on peut déjà se permettre de l'appeler ainsi. En effet, ils ne sont à l’époque que quatre (au lieu de cinq durant la période la plus faste) et seuls les deux leaders resteront après les deux premiers albums du groupe puisque Richard Palmer (guitare) et Robert Millar (percussion et harmonica) auront tôt fait de se séparer de leur camarades devant le maigre succès du premier opus.
D’une source proche de l’inspiration blues de Rick Davies, l’album porte plusieurs couleurs, mais déjà une certaine « particularité Supertramp ». Les sonorités instrumentales d'une part, mais encore plus la voix si particulière du charismatique chanteur Roger Hodgson, montrent à qui veut bien faire se repencher sur les premières productions du groupe que l’album porte bien les germes de ce qui fera le succès de l'album Crime of the Century (1974). Assez anachronique pour l’époque, le style Supertramp devra encore attendre quatre années avant de s'imposer. ![]() Plusieurs morceaux lents pour cet album, et pas vraiment de « lâchage » auquel nous a habitué Rick Davies par la suite, c’est ce que l’on retiendra de cet album. Surtout porté sur la guitare électrique (le groupe n’étant pas encore pourvu à l’époque de son charismatique saxophoniste multifonctions John Helliwell), les mélodies sont résolument rock, très progressives quoique un peu trop douces dans l’ensemble. Surtout, elles présentent de multiples tableaux comme par exemple dans try again, un titre de douze minutes qui fait la part belle aux instruments, tout comme l’album opéra rock Brother where you Bound quinze ans plus tard. Le groupe essuie donc avec cette réalisation son premier échec, il se dira même que les concerts de Supertramp de 1973 (avant Crime of the Century, donc) comportaient plus de personnes sur scène que de spectateurs. Heureusement pour le fan que je suis, les deux leaders Rick Davies et Roger Hodgson n’ont pas baissé les bras… Le premier album du groupe comporte 10 titres : SURELY (intro) : petit couplet d’une demie minute qui introduit avec douceur cette album, et surtout qui permet de lui donner une unité grâce à la reprise en dernière piste de ce thème. Somme toute une chose assez courante chez les groupes se réclamant progressifs, Alan Parsons Project le faisant par exemple sur tous ces albums ou presque. IT’S A LONG ROAD : mélodie entraînante et swing impressionnant pour cette chanson menée par un claviériste déjanté. Rapide dans les passages instrumentaux, plus lent quand la voix vient les recouvrir, on appréciera les quelques changements de rythmes qui rendent le tout moins monotone et surtout moins « classique ». AUBADE : chanson calme une nouvelle fois, une voix lunaire sur une guitare assez berçante. Ca me rappelle un peu la voix que prendra Michel Polnareff quelques années plus tard pour chanter sa lettre à France, le dressage de poil en moins pour ce troisième titre. WORDS UNSPOKEN : magnifique slow du groupe qui réalise là un titre qui ne se démarque pas forcement de ceux de l’époque, mais qui est terriblement touchant. Two thumbs up pour l’interprétation Roger Hodgson. MAYBE I’M A BEGGAR : là encore un Roger Hodgson dont on ne peut qu’être admiratif. Véritablement touchant encore une fois. Douceur, tendresse même, dans la mélodie, et surtout des changements de tempo surprenants (on croirait une cassette qui commence à se mettre en marche, avec un son de plus en plus rapide), bref une petite merveille à découvrir. HOME AGAIN : une fois n’est pas coutume, une chanson douce. Un chanteur qui encore une fois joue sur son souffle pour donné à l’interprétation quelque chose d’intéressant, de propre au groupe. NOTHING TO SHOW : l’erreur de l’album. Pour moi qui n’aime pas les mélodies et les textes qui tendent vers le psychédélique, je suis servi. Une instrumentalisation saccadée couverte de paroles qui tournent quasiment sur les trois mots du titre ; ce genre de chanson désagréable qui une fois entendue ne peuvent plus être sorti de la tête. Brrrh ! Heureusement, un passage instrumental plus pinkfloydesque vient sauver le tout vers la fin. SHADOW SONG : petite douceur encore une fois, agréable, surtout après le désastre de la piste précédente. On notera un bon mélange des différentes voix du groupe. L’apparition d’instruments à vent est aussi bienvenue. TRY AGAIN : marathon de douze minutes aux multiples facettes mais avec un thème récurrent. Rien de plus à ajouter si ce n’est qu’au milieu on a le plaisir d’entendre une mélodie qui ressemble comme deux gouttes d’eau à mon morceau favoris de musique baroque : la fugue (celle suivant la toccata) de J.S. Bach, suivie d’une sorte d’improvisation guitare rock très bien menée. SURELY : comme prévu on retrouve ici le thème initial de l’album. Cette fois-ci développé, il devient un slow qui ne doit son originalité qu’à son séparation en deux par un blanc d’une dizaine de secondes. Plaisant, mais pas de quoi pavoiser. Simon_ CommentairesTrackbacks
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