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Présentation J'ai donc dû ronger mon frein pendant 6 ans, supportant les moqueries de certains de mes compatriotes supporters d'équipes soit-disant plus huppées (et oui, par chez moi, point de bonnes équipes à moins de 200 km, donc on se choisit tous plus ou moins un rêve de part et d'autre de la France). 2003, me voilà debarqué en Alsace, mais cette fois-ci pour y "subir" une math sup au Kleber, donc même pas le temps d'aller à la Meinau, pourtant maintenant accessible. La vie est injuste lol ! Modérateur d'infosracing sur le déclin, pour cause de manque de temps (encore) mais aussi de manque d'envie à cause des dérives que peut subir un forum qui devient trop frequenté, je suis reconverti à contre-coeur comme simple campeur chez le site du KCB, avant de tomber en amour pour ce site. 2005, je quitte l'Alsace sans être allé une seule fois à la Meinau. Mais ma passion pour le Racing est toujours intacte ici, à Vaulx-en-Velin, où je poursuis ma formation d'ingénieur BTP à l'ENTPE. Rubriques Calendrier Amis stubistes |
Supertramp : band of the century (9/15)1985 : Brother Where you Bound Si vous êtes de ceux qui pensent que Supertramp a perdu toute son aura depuis le départ de Roger Hodgson, passez votre chemin ! Si je peux accorder à ces « détracteurs » que les derniers albums du groupe sont d’une moindre qualité, je vous en prie, ne passez pas à côté des quelques merveilles que nous apporte cet album.
Bien entendu, le groupe gardera des séquelles du départ de l’un de ses deux leaders, mais surtout il saura muer pour retrouver un style collant mieux aux intentions de Rick Davies. Pas de rythmes parkinsoniens si caractéristiques, pas de voix tutoyant les cieux, ici on est dans l’opéra rock pur et dur, avec ses pièces longues et fournies et ses accents graves et sombres. ![]() Des sonorités un peu plus électriques et surtout expérimentales pour cet album. A l’instar d’un Peter Gabriel ou d’Alan Parsons Project, Supertramp expérimente à fond les possibilités des nouveaux outils de création artistique et des nouveaux sons qu’ils apportent. Un album plutôt court, mais la chanson la plus longue et la plus fournie de leur répertoire. Pour moi, Rick Davies atteint largement, seul, le niveau du l’ancien Supertramp et de leur pièce maîtresse fool’s overture. Un tout autre genre mais tout aussi prenant. 6 titres seulement pour cet opus : CANNONBALL : premier single de l’album, cannonball présente bien, je pense, la teneur expérimentale de cet album. Des sonorités et un clip un peu hermétiques, dans le sens où il faut être dans l’esprit du créateur pour comprendre. Mais pourtant, une certaine démocratisation puisque l’« entité cannonball » est résolument taillée pour la radio. STILL IN LOVE : assez en inadéquation avec le reste de l’album, il annonce plutôt les sonorités des prochains albums au lieu de confirmer la dimension opéra de l’album. C’est bien joli tout de même. NO INBETWEEN : le titre commence comme une berceuse pour tout de suite laisser la place à des échos plus sombres. S’en suit un certain mal-être de l’auditeur, Rick Davies nous traîne dans la direction qu’il veut et réussit son coup. BETTER DAYS : superbe pamphlet anti-totalitariste, cette piste est introduite par des scènes de liesses qui précèdent une musique un peu « automatique » très prenante. La critique est acerbe, les instruments rappellent la joyeuse ignorance des embrigadés de tous poils. Encore une fois, on se sent superbement mal à l’aise devant la vérité nue et l’ignominie humaine. BROTHER WHERE YOU BOUND : chef d’œuvre incontestable signé Rick Davies, ou comment rendre mon roman préféré encore plus beau grâce à une chanson. Fan de contre-utopies, j’ai forcément voué une certaine admiration pour George Orwell et son magnifique 1984. Un an après cette date, Supertramp devait sortir une véritable fresque de plus de seize minutes sur le même thème. Des paroles intenses au saxophone plaintif, des tableaux discordants à la partition piano ahurissante, tout est réunis pour faire de cette piste un chef d’œuvre. J’ai bien dit tout ! La voix rauque de Rick Davies est incontestable de justesse. Certains remarquerons le superbe accompagnement de guitare électrique des trois dernières minutes ? L’explication est dans le nom de l’invité surprise : David Gilmour. EVER OPEN DOOR : une fin plus traditionnelle et moins dense avec un titre agréable. Plus lent que le reste de l’album, il montre un Rick Davies à la voix plus « populaire ». Ca ressemble un peu à du Elton John et ça se marie très bien au reste de l’album même si ça n’y colle pas exactement. Simon_ CommentairesTrackbacks
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