<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<rss version="2.0">
<channel>
	<title>Garkham's Playland</title>
  <link>http://garkham.racingstub.com/blog</link>
  <description>Au menu de mon stublog : Supertramp, Aldebert, Jeux PC... N'hésitez pas à commenter sur ces passions, et à critiquer le tout de façon constructive.</description>
  <language>fr-fr</language>
  <copyright>garkham</copyright>
  <webmaster>garkham</webmaster>
  <generator>racingstub.com</generator>   <item>
      <title>5 adjectifs qui me caractérisent le mieux !</title>
      <link>http://garkham.racingstub.com/blog/6508-5-adjectifs-qui-me-caracterisent-le-mieux</link>
      <guid isPermaLink="false">6508</guid><comments>http://garkham.racingstub.com/blog/6508-5-adjectifs-qui-me-caracterisent-le-mieux#comments</comments><description>Dans la séries de "Cinq" et faisant suite aux [lien=http://garkham.racingstub.com/blog/5115-5-choses-que-vous-ne-savez-pas-sur-moa]5 choses que vous ne savez pas sur moa ![/lien], je vous propose aujourd'hui la célèbre description en 5 adjectifs. Ca fait toujours du bien de voir comment on se voit, et surtout de savoir si les autres pensent pareil. Mais comme vous ne me connaissez pas, on n'avancera pas sur ce point ! :-p&lt;hr /&gt;&lt;B&gt;1- PERFECTIONNISTE&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pense que ma principale caractéristique est mon perfectionnisme. Autant dans les mots que j'utilise que dans les travaux que je réalise, j'ai sans cesse l'impression de me demander "Est-ce que ce que je suis en train de dire ou faire est l'exacte réplique de ce que j'avais en tête". Pour l'exemple, il m'est déjà arrivé d'écrire et de réécrire plusieurs fois la même page, entière, parce que la prise de note n'était pas parfaite et homogène. J'ai horreur de l'effaceur et du blanc, mais bon, parfois on n'a pas tout le temps que l'on désire non plus. C'est un gros handicap pour moi de tiquer comme cela dès que l'une de mes productions présente un petit défaut. En ce sens, l'arrivée de l'ordinateur dans ma vie a été salvatrice car "enfin", je pouvais écrire vite et bien en même temps. Je suis d'ailleurs devenu imbattable pour trouver les doubles espaces tellement ils me sautent aux yeux. J'applique ce perfectionnisme aux autres, ce qui m'arrive souvent de trouver des défauts là où tout le monde trouve cela génial. Mais je sais mettre ma sincérité de côté et aussi héhé. Enfin, même si cette caractéristique me hante chaque jour, je crois que les rares qui ont eu le droit de photocopier mes cours ne s'en sont jamais trop plaints...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;2- CALIN&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'aucuns diraient romantiques, ou bien tason aussi, et ils n'ont pas tout à fait tords. Cependant, je leur préfèrerais le terme de "tactile". J'ai un incessant et envahissant besoin de contact. Surtout avec mes amies, forcément, mais aussi avec mes amis. Pour moi, la proximité physique est l'aboutissement de la bonne entente des esprits, il ne m'arriverait jamais d'avoir des amis qui ne se laisseraient pas approcher. Je ne suis pas un grand tripoteur hein, je suis bien trop timide pour cela. Néanmoins, j'ai l'absolu nécessité de pouvoir poser mes mains sur mes compagnons lorsque je juge un moment chaleureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;3- FACETIEUX&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il suffit de m'avoir côtoyer une petite semaine pour savoir qu'il ne se passe pas un moment sans que je lâche un calembour. De plus ou moins bonne qualité, certes, de plus ou moins bon goût aussi, je vous l'accorde. Mais l'une de mes caractéristiques est que je ne peux pas tenir secrète une chose qui me vient subitement en tête. Or, j'ai la fâcheuse tendant à me laisser aller à des associations d'idées et de sonorités lorsque j'écoute ou que je participe à des conversations. On me voit donc souvent pouffer tout seul dans mon coin (oui, je me fais rire, et j'adore d'ailleurs qu'on me fasse rire avec des jeux de mots aussi minables que les miens) avant de déblatérer des idioties sans nom. J'adooore ça !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;4- MANIAQUE&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis un peu comme &lt;A TITLE="http://garkham.racingstub.com/blog/1480-it-s-jungle-out-there" TARGET="_BLANK" HREF="http://garkham.racingstub.com/blog/1480-it-s-jungle-out-there"&gt;Monk&lt;/A&gt; d'un certain côté. Si cette affirmation rejoint à proprement parler mon perfectionnisme, il dérive sévèrement, et souvent, vers de lourdes dérives maniaques. Si je ne crains pas la poussière (ni le lait d'ailleurs), j'ai la fâcheuse tendance à vouloir toujours que tout soit rattrapable. Aussi ai-je souvent envie de jeter les choses dès qu'elles présentent la moindre rayure ou déformation. Etant collectionneur de jeux vidéo PC, les moins jeunes d'entre vous sauront comme les anciens emballages en boite carton étaient déformables. Il n'est donc pas nécessaire de préciser que je suis une teigne lorsque j'achète sur eBay, demandant cinq fois de suite la qualité de l'objet. On ne se refait pas !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;5- LOYAL&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, je voulais insister quelque peu sur ma loyauté. Ne comprenez pas parce là la fidélité en amitié ou des choses de genre. Non que j'en sois dépourvu totalement, mais ce n'est pas là le propos. Je parle ici de la loyauté envers, comme son nom l'indique, le respect des lois. Je n'arrive pas à concevoir que l'on puisse aller contre la loi, contre la règle. J'ai aussi le gros défaut de n'avoir que peu d'estime pour ceux qui l'outrepasse. Je sais, c'est mal, les précédents historiques sont nombreux et malheureusement souvent mauvais. Mais c'est ainsi. Cette loyauté me pousse donc ici à cracher définitivement et ostensiblement sur tous les gens qui arrivent systématiquement en retard en cours, qui trichent, qui ne savent pas jeter les papiers dans des poubelles, qui défrichent illégalement des chants d'OGM et se prétendent sauveurs de l'humanité, qui font grève pour préserver leurs privilèges, qui abusent de la générosité des gens en général ou de la société en profitant à outrance de la gratuité de certaines prestations aux dépends des autres, qui resquillent ou ne payent pas leur billet de transport, qui prennent du plaisir à rouler plus vite que la vitesse autorisée, qui aiment faire tourner le moteur dix minutes sous les fenêtres de leurs voisins, qui fument dans les lieux publics, qui empêchent les gens de fumer dans les lieux autorisés, qui imposent leurs croyances par la force, qui exhibent leurs objets de contrefaçon, qui me parlent de respect alors qu'ils brisent des vitres de magasin à la moindre échauffourée, qui font payer à la société les réparations de leurs dégradations et ceux qui leur donnent raison, qui détournent des sommes astronomiques sur le dos des employés plongeant ainsi des milliers de familles dans la précarité, qui manifestent pour crier leur irrespect envers la démocratie et le résultat des élections au suffrage universel... et bien d'autres choses encore !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Simon_&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;I&gt;Et pour ne pas que le fil se perde, j'exhorte &lt;a href="javascript:clickPhoto('wapitimania');" class=""&gt;wapitimania&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:clickPhoto('wapitimania');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconProfil.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://wapitimania.racingstub.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconHome.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:writeMessage('wapitimania');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconMsg.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="javascript:clickPhoto('pommes');" class=""&gt;pommes&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:clickPhoto('pommes');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconProfil.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://pommes.racingstub.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconHome.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:writeMessage('pommes');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconMsg.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="javascript:clickPhoto('merwan');" class=""&gt;merwan&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:clickPhoto('merwan');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconProfil.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://merwan.racingstub.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconHome.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:writeMessage('merwan');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconMsg.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="javascript:clickPhoto('bouquenom');" class=""&gt;bouquenom&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:clickPhoto('bouquenom');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconProfil.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://bouquenom.racingstub.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconHome.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:writeMessage('bouquenom');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconMsg.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href="javascript:clickPhoto('samh');" class=""&gt;samh&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:clickPhoto('samh');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconProfil.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://samh.racingstub.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconHome.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:writeMessage('samh');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconMsg.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; à se décrire de même !&lt;/I&gt;</description>
      <author>garkham</author>
      <pubDate>Sat, 16 Jun 2007 17:30:00 GMT</pubDate>
			<category>ChezWam</category><source url="http://garkham.racingstub.com/rssblog/blog">Les billets de garkham</source></item>
		   <item>
      <title>Trans-Siberian Magistral : a rail adventure</title>
      <link>http://garkham.racingstub.com/blog/5523-trans-siberian-magistral-a-rail-adventure</link>
      <guid isPermaLink="false">5523</guid><comments>http://garkham.racingstub.com/blog/5523-trans-siberian-magistral-a-rail-adventure#comments</comments><description>[g]- Logbook -[/g]
[i]"I had only just shut my eyelids when the train moved off. It was beginning its long running ahead..."[/i]&lt;hr /&gt;&lt;B&gt;Tuesday, January 4th&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I had only just shut my eyelids when the train moved off. It was beginning its long running ahead. At that moment, I thought about the 10,000 kilometres or thereabouts which separated me from the terminus, Vladivostok. A strange idea made me shiver; I had forgotten my ticket. Hadn't I? My left hand got hurriedly closer to the pocket of my jacket and gripped about it. I took the ticket out. It was slightly creased, but I could still easily read:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#1058;&amp;#1056;&amp;#1040;&amp;#1053;&amp;#1057;&amp;#1057;&amp;#1048;&amp;#1041;&amp;#1048;&amp;#1056;&amp;#1057;&amp;#1050;&amp;#1040;&amp;#1071; &amp;#1052;&amp;#1040;&amp;#1043;&amp;#1048;&amp;#1057;&amp;#1058;&amp;#1040;&amp;#1051;&amp;#1068;&lt;br /&gt;
&amp;#1052;&amp;#1054;&amp;#1057;&amp;#1050;&amp;#1042;&amp;#1040; - &amp;#1042;&amp;#1051;&amp;#1040;&amp;#1044;&amp;#1048;&amp;#1042;&amp;#1054;&amp;#1057;&amp;#1058;&amp;#1054;&amp;#1050; &lt;br /&gt;
9238 &amp;#1082;&amp;#1080;&amp;#1083;&amp;#1086;&amp;#1084;&amp;#1077;&amp;#1090;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1074;&lt;br /&gt;
&amp;#1055;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1089;&amp;#1100;&amp;#1073;&amp;#1072; &amp;#1087;&amp;#1088;&amp;#1077;&amp;#1076;&amp;#1098;&amp;#1103;&amp;#1074;&amp;#1080;&amp;#1090;&amp;#1100; &amp;#1073;&amp;#1080;&amp;#1083;&amp;#1077;&amp;#1090; &amp;#1087;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1074;&amp;#1086;&amp;#1076;&amp;#1085;&amp;#1080;&amp;#1082;&amp;#1091;&lt;br /&gt;
&amp;#1087;&amp;#1088;&amp;#1077;&amp;#1078;&amp;#1076;&amp;#1077; &amp;#1095;&amp;#1077;&amp;#1084; &amp;#1089;&amp;#1072;&amp;#1076;&amp;#1080;&amp;#1090;&amp;#1100;&amp;#1089;&amp;#1103; &amp;#1074; &amp;#1087;&amp;#1086;&amp;#1077;&amp;#1079;&amp;#1076;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
This means:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trans-Siberian Magistral&lt;br /&gt;
Moscow - Vladivostok&lt;br /&gt;
5765 miles&lt;br /&gt;
Please show the ticket to the ticket-collector&lt;br /&gt;
before getting on the train.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What a relief! I calmly enjoyed the first steppes behind the window of the Magistral and fell asleep again, hearing the sweet melody of the axles knocking the rails. The beautiful Muscovite panoramas, its &amp;#1041;&amp;#1086;&amp;#1083;&amp;#1100;&amp;#1096;&amp;#1086;&amp;#1081; &amp;#1090;&amp;#1077;&amp;#1072;&amp;#1090;&amp;#1088; (Bolchoï) and its &amp;#1050;&amp;#1088;&amp;#1077;&amp;#1084;&amp;#1083;&amp;#1100; (Kremlin) were already far away. My dreams were going up to the new wonders I was going to discover.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Wednesday, January 5th&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I had been scanning the landscape for 2 hours without noticing any human construction. It was true that, since the river &amp;#1042;&amp;#1086;&amp;#1083;&amp;#1075;&amp;#1072; (Volga) crossing near &amp;#1071;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1089;&amp;#1083;&amp;#1072;&amp;#1074;&amp;#1083;&amp;#1100; (Iaroslavl), the train hadn't passed through any big city except &amp;#1055;&amp;#1077;&amp;#1088;&amp;#1084;&amp;#1100; (Perm), in which I hadn't dawdled even though it had an undeniable cultural lure.&lt;br /&gt;
Everybody around me seemed to be in a good mood. The sparse moments of calmness were cut by short interjections in a language that I didn't really master yet. &amp;#1047;&amp;#1072; &amp;#1074;&amp;#1072;&amp;#1096;&amp;#1077; &amp;#1079;&amp;#1076;&amp;#1086;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1074;&amp;#1100;&amp;#1077; (your health!) and other &amp;#1082;&amp;#1072;&amp;#1082; &amp;#1076;&amp;#1077;&amp;#1083;&amp;#1072; (how do you do?) quickly made way for some intonations a lot more incomprehensible. I felt a bit lonely, certainly because I was too much in my head to understand the surrounding mood.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I took my eyes off the sight and turned round. A woman was standing there, in front of me, nearly motionless. She came out with a firm tiny voice:&lt;br /&gt;
- &amp;#1047;&amp;#1076;&amp;#1088;&amp;#1072;&amp;#1074;&amp;#1089;&amp;#1090;&amp;#1074;&amp;#1091;&amp;#1081;&amp;#1090;&amp;#1077;! (Hello!)&lt;br /&gt;
- &amp;#1047;&amp;#1076;&amp;#1088;&amp;#1072;&amp;#1074;&amp;#1089;&amp;#1090;&amp;#1074;&amp;#1091;&amp;#1081;&amp;#1090;&amp;#1077;, I babbled somehow or other.&lt;br /&gt;
- &amp;#1042;&amp;#1099; &amp;#1077;&amp;#1079;&amp;#1076;&amp;#1080;&amp;#1090;&amp;#1077; &amp;#1074; &amp;#1053;&amp;#1086;&amp;#1074;&amp;#1086;&amp;#1089;&amp;#1080;&amp;#1073;&amp;#1080;&amp;#1088;&amp;#1089;&amp;#1082;? (Are you going up to Novosibirsk?)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I took advantage of the fact that I didn't understand any word of this sentence to answer back the only Russian expression I had learned by heart:&lt;br /&gt;
- &amp;#1071; &amp;#1085;&amp;#1077; &amp;#1075;&amp;#1086;&amp;#1074;&amp;#1086;&amp;#1088;&amp;#1102; &amp;#1087;&amp;#1086;-&amp;#1088;&amp;#1091;&amp;#1089;&amp;#1089;&amp;#1082;&amp;#1080;. &amp;#1042;&amp;#1099; &amp;#1075;&amp;#1086;&amp;#1074;&amp;#1086;&amp;#1088;&amp;#1077;&amp;#1090;&amp;#1077; &amp;#1087;&amp;#1086;-&amp;#1072;&amp;#1085;&amp;#1075;&amp;#1083;&amp;#1080;&amp;#1081;&amp;#1089;&amp;#1082;&amp;#1080;?&lt;br /&gt;
(- I don't speak Russian. Do you speak English?)&lt;br /&gt;
- Yes, I can get by, she answered fluently.&lt;br /&gt;
- Oh! Can you tell me where we are?&lt;br /&gt;
- Yes, we've arriving in Ekaterinburg in two or three minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
She had no sooner managed to finish her sentence than a hoarse voice was heard beyond the intercom in the corner of the carriage:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &amp;#1055;&amp;#1088;&amp;#1080;&amp;#1077;&amp;#1079;&amp;#1076; &amp;#1085;&amp;#1072; &amp;#1074;&amp;#1086;&amp;#1082;&amp;#1079;&amp;#1072;&amp;#1083;  &amp;#1074; &amp;#1045;&amp;#1082;&amp;#1072;&amp;#1090;&amp;#1077;&amp;#1088;&amp;#1080;&amp;#1085;&amp;#1073;&amp;#1091;&amp;#1088;&amp;#1075; &amp;#1095;&amp;#1077;&amp;#1088;&amp;#1077;&amp;#1079; &amp;#1084;&amp;#1080;&amp;#1085;&amp;#1091;&amp;#1090;&amp;#1091;. »&lt;br /&gt;
“Arrival in Ekaterinburg station in a minute.”&lt;br /&gt;
A short time later, the door opened and most of the passengers got off the train. The woman took my right hand; I followed her and got off too. In front of us, we discovered a heavy board where we could read:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#1045;&amp;#1050;&amp;#1040;&amp;#1058;&amp;#1045;&amp;#1056;&amp;#1048;&amp;#1053;&amp;#1041;&amp;#1059;&amp;#1056;&amp;#1043;, &amp;#1082;&amp;#1080;&amp;#1083;&amp;#1086;&amp;#1084;&amp;#1077;&amp;#1090;&amp;#1088; 1800&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I looked up and noticed that there the sky had been replaced by a huge greyish mantle. I quickly swept the landscape with my eyes and understood the reason. Ekaterinburg was a determinedly industrial city, in the heart of Ural, the non official capital city of the region. Since its founding in 1722 by Pierre le Grand, the city had always received marks of every age it had passed through. It was adorned as well with the marvellous industrial constructions as with ancient luxury buildings. Named Sverdlovsk in communistic years, it had got back in its former named in 1991, tribute to Empress Catherine Ist.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Scene of the assassination of czar Nicolas II in 1918, this city displayed such a historical and architectural wealth that an irrepressible desire to visit this curious place crossed my mind. No sooner had I shared this idea with my neighbour than the stationmaster lifted his whistle to his lips.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#1057;&amp;#1072;&amp;#1076;&amp;#1080;&amp;#1090;&amp;#1077;&amp;#1089;&amp;#1100; &amp;#1074; &amp;#1087;&amp;#1086;&amp;#1077;&amp;#1079;&amp;#1076; &amp;#1087;&amp;#1086;&amp;#1078;&amp;#1072;&amp;#1083;&amp;#1091;&amp;#1081;&amp;#1089;&amp;#1090;&amp;#1072;!&lt;br /&gt;
(Please get on the train!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I hurried in order not to miss the departure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Thursday, January 6th&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
One day and more than a thousand miles later, an icy sun was standing upon our heads. We had been in Siberia for several hours. After a stop in &amp;#1058;&amp;#1102;&amp;#1084;&amp;#1077;&amp;#1085;&amp;#1100; (Tyumen), the oil capital of the region, the train had crossed wide Russian steppes and &amp;#1048;&amp;#1088;&amp;#1090;&amp;#1099;&amp;#1096; (Irtych) river. The curtain of greenery which had appeared near &amp;#1054;&amp;#1084;&amp;#1089;&amp;#1082; (Osmk), a big Siberian centre, had pleased everybody again.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Macha was standing by my side, who had finally told me her name. We were looking at the other passengers who were busy decorating the carriage from top to bottom. After having a glance at my dictionary, I went up to her to murmur: &lt;br /&gt;
- &amp;#1063;&amp;#1090;&amp;#1086; &amp;#1086;&amp;#1085;&amp;#1080; &amp;#1076;&amp;#1077;&amp;#1083;&amp;#1072;&amp;#1102;&amp;#1090; ?&lt;br /&gt;
- &amp;#1054;&amp;#1085;&amp;#1080; &amp;#1091;&amp;#1082;&amp;#1088;&amp;#1072;&amp;#1096;&amp;#1072;&amp;#1102;&amp;#1090; &amp;#1074;&amp;#1072;&amp;#1075;&amp;#1086;&amp;#1085; &amp;#1085;&amp;#1072; &amp;#1089;&amp;#1077;&amp;#1075;&amp;#1086;&amp;#1076;&amp;#1085;&amp;#1103; &amp;#1074;&amp;#1077;&amp;#1095;&amp;#1077;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1084;.&lt;br /&gt;
- &amp;#1057;&amp;#1077;&amp;#1075;&amp;#1086;&amp;#1076;&amp;#1085;&amp;#1103; &amp;#1074;&amp;#1077;&amp;#1095;&amp;#1077;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1084; ? &amp;#1063;&amp;#1090;&amp;#1086; &amp;#1087;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1080;&amp;#1079;&amp;#1086;&amp;#1081;&amp;#1076;&amp;#1105;&amp;#1090; ?&lt;br /&gt;
- &amp;#1042;&amp;#1077;&amp;#1095;&amp;#1077;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1084; &amp;#1101;&amp;#1090;&amp;#1086; &amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1078;&amp;#1076;&amp;#1077;&amp;#1089;&amp;#1090;&amp;#1074;&amp;#1086; !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(- What are they doing?)&lt;br /&gt;
(- They are decorating the carriage for tonight.)&lt;br /&gt;
(- Tonight? What's happening?)&lt;br /&gt;
(- Tonight, it's Christmas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I was killing myself laughing:&lt;br /&gt;
- But Christmas, it was two weeks ago!&lt;br /&gt;
- In Western Europe maybe, but not here. Christmas Eve is tonight in Russia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suddenly, I remembered what my former teacher used to say. In Russia, &amp;#1044;&amp;#1077;&amp;#1076;-&amp;#1052;&amp;#1086;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1079; (Father Freeze) and his daughter &amp;#1057;&amp;#1085;&amp;#1077;&amp;#1075;&amp;#1091;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1095;&amp;#1082;&amp;#1072; (Sniegourotchka) come and give presents to children on Christmas Eve. Father Freeze is in fact the former &amp;#1052;&amp;#1086;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1082; (Morok), god of cold, who has turned his legendary nastiness into sweetness since he has come with &amp;#1042;&amp;#1077;&amp;#1089;&amp;#1085;&amp;#1072; (Vesna), goddess of spring. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I shut my eyes and listened to the voices of my neighbours. Some children were singing koliadovanies to cast out demons; their parents were laughing and drinking. Yes, it was effectively Christmas Eve. While some pictures of Russian celebrations I had seen during my childhood ran in my head, the train entered Novosibirsk station:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#1053;&amp;#1054;&amp;#1042;&amp;#1054;&amp;#1057;&amp;#1048;&amp;#1041;&amp;#1048;&amp;#1056;&amp;#1057;&amp;#1050;, &amp;#1082;&amp;#1080;&amp;#1083;&amp;#1086;&amp;#1084;&amp;#1077;&amp;#1090;&amp;#1088; 3300&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The city was spreading over right in the middle of Siberia region. Founded in 1893 to give a stop to Trans-Siberian on the greatest and longest Russian river, the Ob, it was the house of around 1.5 million inhabitants. This place was certainly the 3rd Russian centre after Moscow and St Petersburg, at least intellectually speaking, thanks to its famous university and its several theatres. The Siberian capital was a great place to start discovering Altai Mountains which were not so far.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Macha told me that Novosibirsk was her terminus and she would leave me soon. I had a quick glance at the timetable in the middle of the station, and then decided to catch up with Macha to invite her to dinner. She smiled at me and escorted me to a little restaurant in the suburbs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On the way, I was filled with wonder by the over-decorated streets. Even the entrance of the shop in front of me was full of pieces of tinsel. Only the sign took off its decorations to let some Cyrillic letters appear: &amp;#1056;&amp;#1077;&amp;#1089;&amp;#1090;&amp;#1086;&amp;#1088;&amp;#1072;&amp;#1085; (Restaurant). We had arrived.&lt;br /&gt;
We entered the restaurant and sat down on a bench in front of a table covered with hay, as Russian Christmas tradition wanted. Koutia, a kind of rice and corn pulp, soon arrived on the table and in our stomach. Koliadki, made with cream cheese and flour, did too.&lt;br /&gt;
Then came the hour when Macha left.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#1057; &amp;#1056;&amp;#1086;&amp;#1078;&amp;#1076;&amp;#1077;&amp;#1089;&amp;#1090;&amp;#1074;&amp;#1086;&amp;#1084;!&lt;br /&gt;
(Merry Christmas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Friday, January 7th&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The following day, I awoke in the train. I asked where we were, and another passenger, perhaps a Russian, answered me that we had crossed &amp;#1050;&amp;#1088;&amp;#1072;&amp;#1089;&amp;#1085;&amp;#1086;&amp;#1103;&amp;#1088;&amp;#1089;&amp;#1082; (Krasnoyarsk) several hours before, a well known UFOs research centre and scientific city built on &amp;#1045;&amp;#1085;&amp;#1080;&amp;#1089;&amp;#1077;&amp;#1081; (Ienisseï) river. I gathered that we would soon enter the Siberian historical centre, Irkutsk.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#1048;&amp;#1056;&amp;#1050;&amp;#1059;&amp;#1058;&amp;#1057;&amp;#1050;, &amp;#1082;&amp;#1080;&amp;#1083;&amp;#1086;&amp;#1084;&amp;#1077;&amp;#1090;&amp;#1088; 5100&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Irkutsk was a nice city with an unusual atmosphere and an interesting architecture. It had been one of the oldest cities in Siberia since it has been founded in 1686 by Cossacks. This city owed its wealth and expansion to gold, mammoths ivory and zibeline exportations. In the XIXth century, it had become the European gathering place of pioneers and gold seekers. But this wealth had always caused violence. So it was quite logical that the city was one of the most dangerous places to live in during the Russian Revolution, since it had been an impressive theatre of fights between communists and czarists.&lt;br /&gt;
Nevertheless, 66km on the West of Lake Baïkal, Irkutsk was said to be “Siberian Paris” thanks to the magic it gave off. As I already knew the truly amazing beauties of Lake Baïkal, I preferred to spend my time visiting the city itself.&lt;br /&gt;
I first noticed the beautiful Eastern Churches. Those buildings impressively radiated all the essence of Orthodox faith. Typical wooden houses, theatres and museums concluded my discovery of Irkutsk. I could now imagine better why some Russian writers had spent their entire carriers and lives in this city.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I had a look at my watch; it was time to return to the railway station. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The train stopped in the middle of the night and I gave a jump. Was it a technical problem? That was what I first thought, but this idea disappeared fast when the first passengers came in. We were in Ulan-Ude station:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#1059;&amp;#1051;&amp;#1040;&amp;#1053;-&amp;#1059;&amp;#1044;&amp;#1069;, &amp;#1082;&amp;#1080;&amp;#1083;&amp;#1086;&amp;#1084;&amp;#1077;&amp;#1090;&amp;#1088; 5600&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The train had finally and definitively entered Asia. Indeed, a Mongolian atmosphere penetrated the carriage as new voyagers sat down opposite me. We were still on Russian territory, and yet I was sure that this calm and friendly Asian town had a lot of interesting and exotic things to show.&lt;br /&gt;
What a pity! The stop was too short to adventure into this puzzling place. I was reduced to travelling alongside huge and magnificent river &amp;#1040;&amp;#1084;&amp;#1091;&amp;#1088; (Amur), natural border of more than 2000 miles long between Siberian Russia and North-Eastern China, on rails that guided me to Vladivostok. I would see just a little part of it before reaching salted landscapes of Far Eastern Russia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Saturday, January 8th&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I was still on board, playing cards with Russian friendly people. One of them said to me with a large smile:&lt;br /&gt;
- &amp;#1058;&amp;#1099; &amp;#1087;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1080;&amp;#1075;&amp;#1088;&amp;#1099;&amp;#1074;&amp;#1072;&amp;#1077;&amp;#1096;&amp;#1100;. &amp;#1055;&amp;#1086;&amp;#1095;&amp;#1077;&amp;#1084;&amp;#1091; &amp;#1090;&amp;#1099; &amp;#1091;&amp;#1083;&amp;#1099;&amp;#1073;&amp;#1072;&amp;#1077;&amp;#1096;&amp;#1100;&amp;#1089;&amp;#1103;?&lt;br /&gt;
- &amp;#1071; &amp;#1091;&amp;#1083;&amp;#1099;&amp;#1073;&amp;#1072;&amp;#1102;&amp;#1089;&amp;#1100; &amp;#1087;&amp;#1086;&amp;#1090;&amp;#1086;&amp;#1084;&amp;#1091; &amp;#1095;&amp;#1090;&amp;#1086; &amp;#1076;&amp;#1091;&amp;#1084;&amp;#1072;&amp;#1102; &amp;#1086; &amp;#1073;&amp;#1088;&amp;#1072;&amp;#1090;&amp;#1077;. &amp;#1069;&amp;#1090;&amp;#1086; &amp;#1077;&amp;#1075;&amp;#1086; &amp;#1076;&amp;#1077;&amp;#1085;&amp;#1100; &amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1078;&amp;#1076;&amp;#1077;&amp;#1085;&amp;#1080;&amp;#1103;.&lt;br /&gt;
- &amp;#1057;&amp;#1086;&amp;#1089;&amp;#1088;&amp;#1077;&amp;#1076;&amp;#1086;&amp;#1090;&amp;#1086;&amp;#1095;&amp;#1080;&amp;#1074;&amp;#1072;&amp;#1081; &amp;#1090;&amp;#1074;&amp;#1086;&amp;#1105; &amp;#1074;&amp;#1085;&amp;#1080;&amp;#1084;&amp;#1072;&amp;#1085;&amp;#1080;&amp;#1077; &amp;#1089;&amp;#1082;&amp;#1086;&amp;#1088;&amp;#1077;&amp;#1080; &amp;#1085;&amp;#1072; &amp;#1090;&amp;#1074;&amp;#1086;&amp;#1077;&amp;#1081; &amp;#1080;&amp;#1075;&amp;#1088;&amp;#1077;! he said to me with an amused wink.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(- You're losing. Why are you smiling?)&lt;br /&gt;
(- I'm smiling because I'm thinking about my brother. It's his birthday.)&lt;br /&gt;
(- You'd better concentrate yourself on your game!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It was quite a long day. Even if I was happy to be there, on the train, watching landscapes that flashed past before my eyes, I began to feel jet lag weighing on my eyelids. Lots of the seven time zones the Trans-Siberian crossed were already behind us, but the ones in which we were that Saturday proposed no big cities to visit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nevertheless, the approach of &amp;#1041;&amp;#1080;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1073;&amp;#1080;&amp;#1076;&amp;#1078;&amp;#1072;&amp;#1085; (Birobidjan) station in the night, capital of Jewish Autonomous Oblast region created in 1934, was a singular moment. Indeed, an inhabitant of this city I met on board explained to me that the name of the city, written in Hebrew inside the station, was a symbol of the community pride. Even if the population of this town didn't reach 80.000 inhabitants, it was a place where it was good to live thanks to its surrounding greenery.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Sunday, January 9th&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Early in the morning, our train entered the last big station before Vladivostok the following day, Khabarovsk one:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#1061;&amp;#1040;&amp;#1041;&amp;#1040;&amp;#1056;&amp;#1054;&amp;#1042;&amp;#1057;&amp;#1050;, &amp;#1082;&amp;#1080;&amp;#1083;&amp;#1086;&amp;#1084;&amp;#1077;&amp;#1090;&amp;#1088; 8500&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
This city was located on Amur river, not far from China since the country was just opposite, on the other shore. Founded in 1858 as a military observation post, Khabarovsk was now a nice and friendly town, but it was above all an important break from the train journey and the last before its terminus. Former capital of the Soviet Far East, the place is known as Boli in Chinese.&lt;br /&gt;
There were lots of little things to view in this important industrial centre of 600.000 inhabitants, but without any doubt the most interesting was its bridge. Khabarovsk Bridge used to be the longest in imperial Russia and Eurasia when it was build in 1916.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The stop ended, and for the last time I got on the train. Direction: Vladivostok.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Monday, January 10th&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finally we arrived. I felt really strange when I saw Vladivostok outlined on the horizon. All those kilometres to reach this town! It was a bit as if I was on a rocket and I was approaching another planet. Quite destabilizing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#1042;&amp;#1051;&amp;#1040;&amp;#1044;&amp;#1048;&amp;#1042;&amp;#1054;&amp;#1057;&amp;#1058;&amp;#1054;&amp;#1050;, &amp;#1082;&amp;#1080;&amp;#1083;&amp;#1086;&amp;#1084;&amp;#1077;&amp;#1090;&amp;#1088; 9238&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I slowly got down from the step and my foot feverishly hit the ground of this cold but hearty world. Vladivostok was a small provincial town, and it wouldn't have been interesting at all if it had not been one of the most important strategic centres of Russia. In fact, during the first two decades after its annexation by Russia in 1860, Vladivostok had been a little port without importance. But at the end of the 1870s, the Russian government decided to transfer the general administration of the region there. That is why the tiny town had developed urban and port facilities and had become one of the town centres of the region with Khabarovsk.&lt;br /&gt;
That was how my journey ended. I knew that the following things I had to do were to visit the submarine which contained the Pacific War Marine Museum and maybe the Sakhalin Islands. Unless I write to Macha…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Simon.&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;I&gt;Thanks to my Russian teacher.&lt;/I&gt;&lt;br /&gt;
This short story was written for a socio-cultural project (English-Russian) in the 2nd year of my study in ENTPE... but it's clearly not mistakeless ! &lt;img alt='Smiley' src='http://www.racingstub.com/img/smileys/29.gif' vspace='0' hspace='0' border='0' /&gt;</description>
      <author>garkham</author>
      <pubDate>Wed, 31 Jan 2007 20:30:00 GMT</pubDate>
			<category>ChezWam</category><source url="http://garkham.racingstub.com/rssblog/blog">Les billets de garkham</source></item>
		   <item>
      <title>5 choses que vous ne savez pas sur moa !</title>
      <link>http://garkham.racingstub.com/blog/5115-5-choses-que-vous-ne-savez-pas-sur-moa</link>
      <guid isPermaLink="false">5115</guid><comments>http://garkham.racingstub.com/blog/5115-5-choses-que-vous-ne-savez-pas-sur-moa#comments</comments><description>Je perpétue à ma manière ce qui va bientôt devenir une tradition stubiste. Merci à [login=ulirch-le-pen] de m'y avoir initié…&lt;hr /&gt;- Je n'ai jamais rien fumé (ni tabac ni rien d'autre) et je n'ai jamais pris de cuite de ma vie. Et pourtant, je défie quiconque de me convaincre que je m'amuserais mieux en soirée en le faisant. Peine perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Quand j'avais 5 ans, j'ai donné un concert de xylophone (enfin, de métallophone plutôt) devant tous les élèves de mon école et leurs parents. C'était pendant la fête de Noël je crois, ou bien la kermesse annuelle. Enfin, un gros évènement très très important quoi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- J'ai raté le permis B il y a un an et demi, après 3 ans de conduite accompagnée, et je m'en fous complètement. Je conçois très bien ma vie sans jamais l'avoir, même si je sais que je le passerai certainement un jour, dans quelques années (dizaines d'années ?) … le plus tard possible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- J'ai toujours voulu faire de l'athlétisme. J'avoue avoir été assez bon par le passé aux sauts en longueur et en hauteur, mais je n'ai jamais concrétisé cela en m'inscrivant dans un club. Pourtant, l'envie ne m'en manquait pas. Maintenant, je suis une vraie loque, donc je peux oublier m'y mettre...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Excepté un flirt de même pas 10 minutes, je ne suis jamais sorti avec une fille moins de 4 mois. Drôle de record, surtout quand je vois mes potes et mon frère enchaîner les conquêtes toutes les semaines. Moi, je suis plutôt du genre "je t'ai, je te garde gniark gniark" !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et les nominés pour mon passage de témoin sont : la belle &lt;a href="javascript:clickPhoto('wapitimania');" class=""&gt;wapitimania&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:clickPhoto('wapitimania');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconProfil.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://wapitimania.racingstub.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconHome.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:writeMessage('wapitimania');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconMsg.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt;, l'illustre &lt;a href="javascript:clickPhoto('jakouiller');" class=""&gt;jakouiller&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:clickPhoto('jakouiller');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconProfil.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://jakouiller.racingstub.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconHome.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:writeMessage('jakouiller');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconMsg.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt;, le taupin &lt;a href="javascript:clickPhoto('pommes');" class=""&gt;pommes&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:clickPhoto('pommes');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconProfil.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://pommes.racingstub.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconHome.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:writeMessage('pommes');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconMsg.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt;, la nordique &lt;a href="javascript:clickPhoto('svenska07');" class=""&gt;svenska07&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:clickPhoto('svenska07');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconProfil.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://svenska07.racingstub.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconHome.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:writeMessage('svenska07');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconMsg.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; et le petit &lt;a href="javascript:clickPhoto('merwan');" class=""&gt;merwan&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:clickPhoto('merwan');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconProfil.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://merwan.racingstub.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconHome.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="javascript:writeMessage('merwan');"&gt;&lt;img src="http://www.racingstub.com/skin1/iconMsg.gif" width=12 height=12 alt="" title="" border=0&gt;&lt;/a&gt; !</description>
      <author>garkham</author>
      <pubDate>Fri, 29 Dec 2006 23:30:00 GMT</pubDate>
			<category>ChezWam</category><source url="http://garkham.racingstub.com/rssblog/blog">Les billets de garkham</source></item>
		   <item>
      <title>Urinothérapie : dix huitres sur vin !</title>
      <link>http://garkham.racingstub.com/blog/4499-urinotherapie-dix-huitres-sur-vin</link>
      <guid isPermaLink="false">4499</guid><comments>http://garkham.racingstub.com/blog/4499-urinotherapie-dix-huitres-sur-vin#comments</comments><description>Allez hop ! Je me lance ! Voici notre rapport de controverse sur l'urinothérapie ou amaroli que j'avais promis à mes fidèles lecteurs (si si, il y en a) il y a bien quatre mois. Nous venons d'avoir notre note : 18/20. Honnorable.  Bon, c'est peut-être difficilement lisible sans la mise en forme (stublog oblige) mais si ça interesse vraiment quelqu'un, envoyez-moi un MP et je vous mailerai le rapport.

Bonne lecture et bon courage !
Ayez l'estomac solide ! :o)&lt;hr /&gt;&lt;B&gt;Introduction&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Janvier 2005. Maud Fontenoy part affronter le Pacifique à la rame et en solitaire. Aventure largement médiatisée, occasion également de rappeler les épreuves qu'elle avait du traverser lors de son périple sur l'Atlantique deux ans auparavant, et notamment le fait que, son dessalinisateur étant tombé en panne, elle « s'était forcée à boire son urine pour survivre », selon ses dires.( www.linternaute.com)&lt;br /&gt;
Mars 2006. Dominique Courteille, ressortissante belge de 57 ans, dérive durant cinq jours au large de Phuket. Elle est retrouvée à plusieurs centaines de kilomètres de la côte par un bateau de pêcheurs. « Pour éviter la déshydratation et survivre, j'ai bu mon urine » confie-t-elle à un journaliste de l'association Salvanos (Association de recherche européenne pour la recherche, la sécurité et le sauvetage en milieu aquatique).&lt;br /&gt;
Deux exemples qui nous ont conduits sur la piste de l'urinothérapie. Nous avons alors entrepris des recherches sur le sujet et trouvé, dans le journal Courrier International (numéro 801 du 9 au 15 mars 2006), faisant état de la controverse actuelle sur l'urothérapie, cet article reprenant un propos de Maxime Frith paru dans The Independent à Londres qui prend, pour illustrer le débat, deux exemples : celui d'un randonneur britannique, Paul Beck, qui pour survivre alors qu'il était perdu dans les montagnes espagnoles, s'était résigné à boire son urine pour, dit-il, « ne pas souffrir de déshydratation ». Et celui d'un professeur en médecine Helen Andews, travaillant pour l'Association de Diététique britannique qui explique que boire son urine est nuisible et que « perdu en montagne, boire de l'urine reviendrait à boire de l'eau de mer », c'est-à-dire conduirait à la déshydratation. Nous avons alors décidé d'approfondir la controverse exposée de façon succincte dans cet article. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'urinothérapie est une pratique que ces défenseurs qualifient de « thérapie naturelle », que ces détracteurs les plus modérés qualifient de « médecine alternative »  et que ces opposants les plus radicaux traitent de « charlatanisme ». Elle consiste à boire son urine, à s'en faire des cataplasmes, des bains de siège et de pieds, à se laver le corps et les cheveux, à s'en faire des frictions, etc. En résumé, un usage aussi bien « interne » qu' « externe » fait de sa propre urine ou de l'urine des autres. Véritable « panacée » pour les uns, cet « élixir de vie », comme le nomme Coen Van der Kroon, pourrait guérir de tous les maux : les cas de grippe, de rhume, de fractures, de maux de dent, de peau sèche, de psoriasis et d'une foultitude d'autres problèmes d'épiderme. Certains mentionnent aussi des effets contre le vieillissement et le sida, d'autres contre les allergies, les morsures d'animaux et de serpents, ou encore l'asthme, les cardiopathies, l'hypertension, les brûlures, le cancer, les intoxications aux produits chimiques, la varicelle, l'entérite, la constipation ou encore la pneumonie. Alors que pour certains défenseurs de cette thérapie, cette dernière combattrait toutes les maladies ( Christian Tal Schaller cite par exemple la dysenterie, les oedèmes, l'eczéma, l'irritation des yeux, la fatigue, la fièvre, la gonorrhée, la goutte, la présence de sang de l'urine, la petite vérole, les troubles immunologiques, les infections, l'infertilité, la calvitie, l'insomnie, la jaunisse, l'hépatite, le sarcome de Kaposi, la lèpre, les troubles du système lymphatique, l'urticaire, les nausées matinales de la grossesse, la gueule de bois, l'obésité, le virus du papillome, les parasitoses, les ulcères gastriques, les rhumatismes, les taches de naissance, les accidents vasculaires cérébraux, la congestion, le lumbago, le typhus, la gastrite, la dépression, l'herpès simple, la tuberculose, le tétanos, la maladie de Parkinson, le pied d'athlète, le diabète, ainsi que d'autres maladies d'origine endocrinienne.) , d'autres ne défendent  ses vertus que pour certaines maladies,voire une maladie en particulier, citons par exemple Beyerstein dans sa lutte contre le cancer par l'urothérapie. Pour d'autres, l'ingestion d'urine, en cas de pénurie d'eau, pourrait « aider à rester en vie quelques jours », délais au-delà duquel cette pratique s'avèrerait mortelle (selon Madame Chantal Bian). &lt;br /&gt;
D'autres, cependant, modèrent ces propos, pensant que l'urinothérapie pourrait effectivement guérir certaines maladies, mais que cela ne serait pas dû aux propriétés de l'urine mais à plutôt un effet placebo (Effet Placebo, le pouvoir de guérir, Danielle Fecteau). Mais tous ne se rallient pas à ce point de vue. Loin d'être un médicament, l'urine serait très toxique, selon le ministère de la santé du Cameroun. La controverse, qui s'était d'abord développée au sein d'une sphère comprenant médecins généralistes, professeurs, chirurgiens, urologues, psychologues, urinothérapeutes et naturothérapeutes, a atteint, dès 1996 et la première conférence mondiale sur l'urinothérapie en Inde, la scène publique et médiatique. Le débat s'est alors propagé au sein du grand public et au sein de la scène politique et juridique. Citons par exemple encore une fois le gouvernement du Cameroun, qui face à l'engouement de sa population pour l'urinothérapie, fut contraint de prendre position.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Dans ce dossier, nous avons décidé de parler de la controverse qui s'est établie autour des différentes méthodes et usages internes de l'urine et, dans une moindre mesure, son usage externe, la controverse étant moins étendue à ce sujet . Les usages externes ont en effet, depuis toujours, permis des déclarations assez consensuelles (à l'intérieur de la communauté scientifique médicale) et n'ont jamais réellement prêtés à controverse tant il existe une large différence, notamment psychologique, entre le fait de s'arroser d'urine et celui de l'avaler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Principal véhicule d'élimination des déchets de l'organisme (filtrés par les reins), la plupart des acteurs semblent s'accorder à dire que l'urine comporte des éléments indispensables à la vie (sels minéraux, déchets azotés, différents acides, hormones, vitamines, enzymes), mais où alors fixer la limite entre toxicité et bienfaits ? Boire ou non son urine, telle est alors la question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre dossier sera, dans sa forme, séparé en trois parties représentant l'évolution de la controverse et les grandes questions qui se posent encore actuellement. La première partie tentera de faire apparaître comment la controverse sur l'Amaroli, pratique ancestrale indoue, s'est transformée en controverse sur l'urinothérapie. Ensuite, nous essayerons de réunir les différents argumentaires qui font ou non de l'urine un élément sain à boire, cette question constituant le fondement du débat. Nous verrons enfin la polémique qui est née autour de l'éventuelle vertu dont disposerait l'urine pour guérir des maladies diverses et variées. Nous remarquerons d'ailleurs que cette dernière partie utilise la seconde dans la mesure où la guérison éventuelle de maladies ne se pose pas pour les acteurs affirmant que l'ingestion d'urine est nocive pour la santé. Ce dernier aspect de la controverse fera donc intervenir uniquement des acteurs pro-urinothérapie (ou tout au moins non opposés à la logique de celle-ci), au sein desquels une microcontroverse est née sur le type de maladies qui peuvent être guéries par la thérapie par l'urine, et des acteurs abordant des éléments supplémentaires au débat sans réellement se positionner sur la controverse « faut-il boire son urine ? ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;U&gt;&lt;B&gt;Urinothérapie au fil des siècles : &lt;br /&gt;
De l'utilisation de l'urine pour dégraisser les vêtements à son utilisation pour guérir des maladies…&lt;/B&gt;&lt;/U&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Partie I :&lt;br /&gt;
De l'Amaroli à l'urinothérapie, ou le passage d'une pratique ancestrale controversée à une médecine encadrée&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1993, les éditions Vivez Soleil publient le livre de Christian Tal Schaller Amaroli suivi en 1997 de Amaroli 2. Dans le tome 1 de Amaroli, l'auteur recueille de nombreux témoignages ayant adopté ce mode de médication, en prenant soin que son livre se lise « comme un roman ». Il y raconte d'ailleurs son expérience personnelle : &lt;br /&gt;
« En 1970, j'eus comme patient un homme de trente-deux ans qui souffrait d'un psoriasis généralisé. Tous les traitements allopathiques avaient été essayés, sans succès durable. J'appliquai un traitement homéopathique et des conseils diététiques : il présenta une amélioration, mais pas une guérison complète.&lt;br /&gt;
Quelques mois passèrent. Un jour, nous nous rencontrâmes fortuitement dans la rue. Il déclara alors n'avoir plus du tout de psoriasis! Je fus fort étonné et m'empressai de lui demander quel était le secret de sa guérison spectaculaire. Un peu embarrassé, il m'avoua avoir découvert le livre de J.W. Armstrong, The Water of Life, et mis en pratique ses conseils.&lt;br /&gt;
Après un jeûne à l'urine de deux semaines avec des frictions d'urine sur la peau chaque jour, les lésions psoriasiques avaient disparu. Grâce au maintien d'une prise d'urine chaque matin et d'une alimentation hypotoxique, le psoriasis n'était plus jamais revenu, à la grande joie de cet homme qui avait souffert pendant de nombreuses années de cette pénible affection.&lt;br /&gt;
J'achetai alors le livre d'Armstrong. Malgré mes “réticences scientifiques” et mon dégoût psychologique pour une thérapie aussi saugrenue, je décidai d'essayer l'urinothérapie sur moi-même. Je fus émerveillé de l'amélioration de ma vitalité et de ma santé globale et ne pus alors que conseiller cette méthode à ceux de mes patients qui semblaient capables d'accepter psychiquement une thérapie aussi peu conforme aux idées reçues. [1] » &lt;br /&gt;
Christian Tal Schaller a écrit ce livre dans le but de faire découvrir ce qu'il nomme « la médecine naturelle cachée au grand public » et ceci en opposant la pratique de l'urinothérapie à la médecine classique. Il y reprend d'ailleurs la réflexion qu'avait faite Martha Christy dans son livre Your Own Perfect Medicine : &lt;br /&gt;
« La communauté médicale connaît les étonnantes propriétés [de l'urine] depuis des décennies, sans que le grand public n'en ait jamais eu vent. Pourquoi ? Peut-être croit-on que le sujet porte trop à controverse. Mais ce peut être aussi, plus vraisemblablement, parce qu'il n'y a aucun avantage pécuniaire à révéler au public ce que les scientifiques savent déjà à propos du plus efficace des remèdes naturels au monde. [2] ».&lt;br /&gt;
Dans le second tome d'Amaroli, Schaller établit un compte rendu de la conférence de 1996 sur l'urinothérapie qui s'est tenue en Inde avec les différentes interventions des spécialistes de cette pratique et leurs « prétendues démonstrations scientifiques » (comme aime à le dire le Docteur Rollin). &lt;br /&gt;
Toutefois, plus que d'aborder la thérapie par l'urine, Schaller loue les vertus d'Amaroli. Il convient donc, selon Guy Deleury, de faire une distinction entre urinothérapie (également appelée pipithérapie, thérapie par l'urine ou urothérapie) et Amaroli. La pratique Amaroli est composée de rites religieux hindous afin d'atteindre la supériorité mentale. Il s'agit d'une médecine ayurvédique à laquelle les yogis devraient vitalité et longévité, dans laquelle est inclus le fait de boire son urine. &lt;br /&gt;
« Les Yogis ne consomment pas leur urine dans un but thérapeutique, mais par détachement de soi. Il s'agissait d'un phénomène marginal en Inde, comme l'urinothérapie l'est actuellement. Certes, Moraji Desai, qui dirigea le Front du Peuple à la fin des années 70, la pratiquait mais il a été la risée de ses collègues. Gandhi en a parlé… sans jamais l'utiliser. [3] » &lt;br /&gt;
Mais en parlant d'Amaroli, Guy Deleury déplore, dans un discours rapporté par Cendrine Barruyer sur le site psychologie.com, le fait que Schaller ne mentionne pas le fait que les Yogis ne boivent que très peu leur urine et que leur quête de la sagesse et du savoir ne commence à porter les fruits qu'au bout de 12 ans selon les dires des chefs indous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'en 2001, Amaroli1 puis Amaroli2 apparaissent dans quelques librairies du Cameroun, la première commande tarde à s'écouler puis tout va très vite. En 2002, Amaroli1 et Amaroli2 deviennent les ouvrages les plus demandés à la librairie Messapresse à Douala et rapidement Best Seller. Jean Rollin Ndo explique ce phénomène par le fait que beaucoup de camerounais sont atteints par le virus du sida et complètement désespérés, jugeant la médecine moderne inefficace, ils se tournent vers les médecines douces et notamment l'urinothérapie. « Nous assistons à un détournement des malades au profit des nganga [guérisseurs] qui leur font ingurgiter des potions à base d'urines et autres plantes. […] Ils arrêtent alors leur traitement, se mettent soudainement à tous boire leur urine et nous reviennent dans un état comateux. [4] » &lt;br /&gt;
Selon lui, cette attitude est problématique : &lt;br /&gt;
«  L'accumulation d'urine dans l'organisme, notamment suite à une déficience rénale aiguë, est dangereuse. Si l'on n'intervient pas et ne pratique pas de dialyse, c'est la mort qui survient en quelques jours. C'est ce qu'il se passe avec l'urinothérapie pratiquée à haute dose. [5] »&lt;br /&gt;
Face à l'ampleur du phénomène et la dangerosité de la pratique,  le ministre de la Santé publique du Cameroun, Urbain Olanguena Awona, a pris position par le biais d'un communiqué. Voici le message : &lt;br /&gt;
«  Compte tenu des risques de toxicité, à court, moyen et long terme liés à l'absorption de l'urine, le ministre de la santé déconseille la consommation de l'urine et invite ceux qui en font la promotion à y mettre fin sans délai, sous peines de poursuites. […] Il n'y a jamais eu de preuve scientifique d'une quelconque guérison par l'urine. [5] ».&lt;br /&gt;
Il a de plus ajouté : «  Ce genre de croyance existe dans d'autres pays africains. Si on en parle plus au Cameroun, c'est que le ministère est très vigilant sur la désinformation et n'hésite pas à dénoncer les problèmes de santé publique que rencontre le pays. [5] »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mai dernier, Christian Tal Schaller publie un nouvel ouvrage, intitulé cette fois Testez l'urinothérapie, dans lequel il explique clairement que la pratique de l'urinothérapie nécessite un mode de vie très sain et décrit la posologie à suivre. Ainsi peut-on souligner l'évolution des discours des « spécialistes » de l'urinothérapie : il ne s'agit pas tant de modifier le fond, mais la forme. Cette thérapie continue en effet à guérir « presque toutes les maladies, même le sida [6] » mais on émet cette fois quelques restrictions, auparavant omises ou méconnues, à son utilisation. Ainsi l'Association chinoise d'urinothérapie met-elle en garde les amateurs :&lt;br /&gt;
« Les symptômes les plus fréquents incluent la diarrhée, les démangeaisons, des douleurs, de la fatigue, une sensation de poids sur les épaules, de la fièvre etc. Ils sont plus fréquents chez les personnes qui souffrent de maladies chroniques ou graves et peuvent se répéter plusieurs fois. Chaque épisode peut durer trois à sept jours et parfois jusqu'à un, voire six mois. Malheureusement, beaucoup abandonnent la thérapie à cause de ces inconvénients. De telles réactions, cependant, ne représentent que les ténèbres avant l'aurore. Il faut persister et vaincre ses difficultés pour jouir des avantages que procure une bonne santé. [7] »&lt;br /&gt;
L'urinothérapie présenterait donc, au début du traitement, des effets secondaires. Les différents articles, revues et livres (notamment le dernier de C.T Schaller) donnent encore plus de consignes quant au commencement d'un traitement par cette thérapie. Citons pour exemple une expression récurrente : « il faut avoir une hygiène de vie saine ». Expression que Catherine explique dans le revue « Sortir et Choisir autrement » de juillet-août 2005 ainsi : &lt;br /&gt;
«  Il est préférable de suivre un régime pauvre en sodium et en protéines pendant une cure d'urinothérapie. L'alcool, le tabac, la caféine, la viande sont à réduire au maximum. Les femmes enceintes doivent observer certaines restrictions à cause des hormones contenues dans leur urine.». Avant de conclure : « cependant, il n'est pas prudent de se lancer seul dans cette aventure. L'idéal est de s'initier à cette technique avec une personne compétente en la matière, c'est-à-dire un urinothérapeute. [8] »  &lt;br /&gt;
Les pratiques de la thérapie par l'urine, non encadrées par un « spécialiste » en la matière, se sont vues ainsi peu à peu proscrites du monde des médecines alternatives. Loin du remède de « grands-mères » que l'on pouvait pratiquer seul chez soi, la pipithérapie est devenue une méthode soumise au contrôle de spécialistes, qui se rendent, vraisemblablement, peu à peu indispensables auprès des nouveaux adeptes de la thérapie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, les conditions de pratique de l'urinothérapie varient selon les urinothérapeutes ou les spécialistes de l'urothérapie consultés. Ainsi Coen Van der Kroon affirme-t-il que :&lt;br /&gt;
« La thérapie par l'urine, jointe à une alimentation vivante, apporte un véritable raz de marée d'enzymes actifs, avec, pour heureuse conséquence, la guérison de toutes les maladies de carence. [9] » &lt;br /&gt;
Coen Van der Kroon base ici son argumentation sur le fait que, selon lui, une bonne alimentation apporte une masse importante d'éléments nutritifs. Christian Tal Schaller semble toutefois, contrairement à Van der Kroon qui ne mentionne pas ce point, se montrer très méfiant face aux éléments additifs, notamment chimiques, qui peuvent être ajoutés aux produits de consommation. C'est pour cela qu'il préconise le jeûne : selon éviterait, selon lui, la présence de tous éléments chimiques dans l'urine qui pourraient être nocifs pour la santé s'ils étaient réingérés :&lt;br /&gt;
 «  Voici les choses qu'il faut éviter : l'excès de nourriture, l'alimentation trop riche en sel, huile et sucre, l'excès de viande et de poisson, l'alimentation de mauvaises qualités, mauvaise cuisson des aliments, les boissons à base de produits chimiques, les excitants (café, tabac, alcool, drogue), certains tranquillisants, somnifères, fortifiants. [6] » &lt;br /&gt;
Quelque soit la méthode utilisée, la conclusion reste toujours cependant la même : « L'urine est le plus extraordinaire médicament qui soit… L'expérience a montré qu'elle soigne toutes les maladies. [6] »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la «  mauvaise utilisation » qui s'était propagée au sein de pays comme le Cameroun, la pratique de l'Amaroli non encadrée a peu à peu laissé place à une thérapie par l'urine contrôlée, notamment en Europe occidentale .On peut également citer des incidents rencontrés dans les pays occidentaux, comme en France où un bébé de 18 mois fut hospitalisé en 2003 suite à une urinothérapie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Partie II :&lt;br /&gt;
Est-il sain de boire son urine ?&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'urinothérapie se base sur un principe simple : l'usage externe et interne de l'urine, même si, comme précisé en introduction, l'usage externe de l'urine ne porte pas à controverse face à celle créée par l'usage interne du liquide. Nous abordons ici la question de la dangerosité de la pratique de la thérapie par l'urine en reprenant la question soulevée : « est-il sain de boire son urine ? ». &lt;br /&gt;
Les acteurs se positionnant sur ce sujet répondent à cette question de deux façons différentes selon la portée qu'ils accordent à l'adjectif sain. En effet, il est possible d'entrevoir deux sous interrogations différentes dans ce même terme, et de partager ainsi l'étude en deux domaines, physiologique et psychologique : « est-il sain pour le corps de boire son urine ? » et « est-il sain pour l'esprit de boire son urine ? ». Deux interrogations qui révèleront des enjeux différents tout en utilisant des notions et des termes similaires. &lt;br /&gt;
Nous verrons ainsi l'importance du terme « déchet », aussi bien au niveau corporel qu'au niveau psychique. Pour juger de la dangerosité de l'utilisation interne de l'urine, défenseurs et détracteurs de cette pratique définissent chacun à leur manière le terme « urine ». Qu'est ce que l'urine ? On ne doit toutefois pas perdre de vue que cette définition n'est qu'un argument, voire une perception ou une conviction, pour trancher la question posée.  Ainsi certains acteurs dont nous étudierons les argumentaires ont-ils basé leur réponse sur des comparaisons avec d'autres liquides, tandis que d'autres ont privilégié une analyse des composants de l'urine ou une représentation mentale que l'homme se fait de l'urine. Il est alors intéressant de constater comment les définitions successivement faites de ces mêmes termes « urine » et « déchets » peuvent faire évoluer, par des considérations purement sémantiques, la position des différents acteurs dans le débat, ainsi que le débat lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Martha Christy établit en 1994 dans son livre Your own perfect medicine une définition de l'urine à partir de la comparaison de celle-ci avec le liquide amniotique, ou plus précisément à partir de la comparaison du liquide amniotique avec l'urine. En effet, pour elle, le liquide amniotique n'est rien d'autre que « l'urine fœtale ». Elle explique que :&lt;br /&gt;
« Le liquide amniotique dans le lequel baigne le fœtus est avant tout de l'urine. En fait, le bébé inhale ce liquide de façon continue : sans lui, ses poumons ne se développeraient pas. Les médecins pensent également que la douceur de la peau des bébés et leur capacité de cicatriser rapidement après les opérations chirurgicales in utero viennent des propriétés thérapeutiques de l'urine présente dans le liquide amniotique. [2] » &lt;br /&gt;
Ce qui est bon pour un bébé ne pourrait donc pas être mauvais pour un adulte. Thèse réfutée par Kim Kelly, infirmière et naturopathe à Seattle, pour qui il est trompeur de dire que le liquide amniotique est composé « avant tout d'urine » comme le suggère Martha Christy. &lt;br /&gt;
« Tout ce que l'on peut affirmer, selon Mme Kelly, est que le liquide amniotique, comme l'urine, est composé majoritairement d'eau mais ne présente probablement pas la même composition. En effet l'urine résulte d'un filtrage du sang par les reins et permet l'évacuation des déchets du corps. Dans le cas du bébé, ces déchets ne sont pas évacués par son urine mais par l'urine de sa mère. [10] » &lt;br /&gt;
Nous voyons alors apparaître une nouvelle notion : la composition de l'urine. La proposition de Martha Christy pour prouver le bienfait d'ingérer son urine serait irrecevable car l'urine et le liquide amniotique n'aurait pas la même composition : ingérer du liquide amniotique sans danger ne serait donc pas synonyme de boire de l'urine sans danger car les composants diffèrent. Cela sous-entendrait donc le fait que l'urine contiendrait peut-être des éléments nocifs que le liquide amniotique ne contiendrait pas. Dans ce cas, quels composants diffèrent entre la composition de ces deux liquides ? Quelle est la véritable composition de l'urine ?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
En 1996, Christian Tal Schaller affirme dans Amaroli2 que l'urine est composée uniquement « d'éléments bénéfiques à l'équilibre corporel et au bien être ». Pourtant, rejoignant le point de vue de M. Ndo, le directeur général adjoint du Programme National gabonais de Lutte contre le Sida Jean Juste Ngomo a formellement condamné, sur les ondes de la radio nationale du Gabon en 2003, la pratique de l'urinothérapie, une pratique scientifiquement inefficace et irréaliste selon lui. Il a affirmé :&lt;br /&gt;
« L'urine est l'un des principaux déchets de l'organisme. La consommer peut être source d'intoxication. [4] »&lt;br /&gt;
L'urine, selon lui, semble donc se définir comme un « déchet »,  terme auquel il associe l'idée de toxicité, c'est-à-dire la capacité de l'urine a crée des effets néfastes sur la santé. Il semble en fait légitimer la toxicité de l'urine par sa composition en déchets.  Il est vrai que la vision populaire tend à associer au mot « déchet » l'idée de saleté. En effet, lorsque l'on cherche la définition de ce terme, voilà ce que l'on trouve sur l'encyclopédie populaire en ligne Wikipedia, auquel on accordera un crédit tout relatif, du fait de l'anonymat de ces auteurs, mais qui peut dénoter le point de vue populaire du terme « déchet » : « Un déchet est un résidu de production, de transformation ou d'utilisation que son détenteur destine à l'abandon ». Des définitions similaires sont d'ailleurs apportées par des dictionnaires plus institutionnels, comme Larousse ou Hachette. &lt;br /&gt;
Le point de vue développé par Ngomo illustre parfaitement cette définition ; définition contre laquelle les personnes défendant la thérapie par l'urine tente de lutter afin de démontrer la non toxicité de l'ensemble des composants de l'urine. Selon eux, cette dernière porterait en effet préjudice à l'urothérapie. Ils affirment de ce fait l'urine ne contient aucun déchet toxique mais uniquement des « déchets recyclables ».  On constatera alors que la controverse se basera sur un composant particulier : l'urée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, pour Catherine Valat, déchet ne signifie-t-il pas obligatoirement toxique. Un déchet pourrait être soit toxique, soit recyclable ou réutilisable. Selon elle :&lt;br /&gt;
« [Les substances nocives rejetées par l'organisme] résultent uniquement de mauvaises habitudes : consommation de produits irradiés, aliments avec additifs chimiques, pesticides, alcool, nicotine, caféine, lipides indigestes… [8] » &lt;br /&gt;
La personne ayant un régime sain ne rejetterait donc pas de déchets dans ses urines. Bien au contraire, l'urine ne contiendrait que des éléments bénéfiques à l'organisme, comme des vitamines ou des hormones. Boyan Christoforov défend également ce point de vue en affirmant que l'urine ne contiendrait que des « éléments indispensables à la vie » et donc que réingérer ces éléments serait « totalement sans danger puisqu'il ne s'agirait que de leur faire faire un tour de plus dans l'organisme [3] ». &lt;br /&gt;
En fait, l'urine serait vue ici comme un liquide transportant tout les surplus, les excès, d'éléments essentiels à notre corps mais que celui-ci rejetterait pour cause de satiété. C'est, par exemple, ce que Brian C. Dobson expose sur son site Internet : &lt;br /&gt;
« L'urine est un fluide stérile et antiseptique excrété par les reins. Il est composé des aliments, des métabolites et de l'eau en excès dans le plasma sanguin. Il n'est pas toxique une fois placé dans le système digestif, qui agit en tant qu'organe de stockage pour les produits biochimiques puissants qu'il contient. [11] »   &lt;br /&gt;
Cette définition du mot déchet est d'ailleurs celle donnée par le dictionnaire de l'Academie Française : « Déchets : Ce qui tombe d'une matière qu'on travaille, qu'on apprête. Par extension, Résidus, rebuts. ». En aucun cas ici n'est par exemple fait mention de matière dont il faut se débarrasser, mais plutôt de matière résiduelle. Le terme de « déchet » n'aurait donc plus aucun sens péjoratif.&lt;br /&gt;
Pour autant, ce n'est pas parce qu'elle n'est pas mauvaise ou toxique que l'urine fait l'unanimité. On trouve sur le site anonyme et acerbe ressourcessceptiques.free.fr cette réflexion allant dans le sens de l'inutilité d'une telle pratique :&lt;br /&gt;
« Il est vrai que certains éléments constituants de l'urine sont bénéfiques pour l'être humain. Par exemple, si l'on ingère plus de vitamine C (soluble dans l'eau) que le corps peut traiter ou qu'il lui est nécessaire, le surplus passera dans l'urine. Cela ne signifie pas pour autant que boire son urine est une bonne façon d'obtenir sa vitamine C. Une orange ou un même un comprimé sembleront sans doute plus appétissants. De toutes manières, si on se débarrasse de sa vitamine C excédentaire en urinant, que fera le corps de celle qu'on reprend avec son urine? Si vous avez répondu qu'il va l'éliminer de nouveau, vous gagnez un bon point. S'il y a présence de vitamines et de minéraux dans l'urine, c'est parce que le corps qui l'a produite n'en avait pas besoin ou ne pouvait pas les utiliser. Aussi bien reprendre cette quantité excédentaire avec un grand verre d'eau. [12] »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour prouver la non toxicité de l'urine, les urinothérapeutes ont bien souvent recours aux éléments composant l'urine. Pour prouver leur théorie selon laquelle il est sain, même utile, de boire son urine puisqu'elle est composée d'éléments bénéfiques à l'organisme, Catherine Valat et ses collègues font appel aux constituants de l'urine utilisés par les laboratoires pharmaceutiques et dermatologiques. Citons l'urikonase, dont la communauté scientifique s'est accordée à reconnaître les vertus pour déboucher les artères et les veines. Thakkar tentera également de démontrer la non toxicité de l'urine par un éventuel effet immunologique dû aux bactéries présentes dans l'urine : si boire notre urine nous protège des maladies, comment cela pourrait-il être nocif pour notre corps ? Il écrit à ce sujet : &lt;br /&gt;
« J'ai pu voir de nombreux malades du sida qui, grâce à l'urine, s'étaient guéris. La raison scientifiquement simple qui explique le succès de cette thérapie contre le sida est probablement la prise des anticorps présents dans l'urine. En les absorbant, les patients reconstituent leur immunité. [13] » &lt;br /&gt;
Cette thèse sera reprise par Christian Tal Schaller qui affirmera que les propriétés immunologiques de l'urine « font de ce liquide un remède très efficace contre le Sida et d'autres maladies liées à la faiblesses de la défense immunologique comme la tuberculose [6] ». &lt;br /&gt;
Ainsi le site Internet naturinologie.info explique-t-il, en se fondant sur les propos de Schaller, que l'urinothérapie peut se pratiquer en cas de maladies aiguës et chroniques. Pourtant, pour le Docteur Djakbara Mara Lewa [14], la présence d'éléments bénéfiques dans l'urine (ce sur quoi le monde médical s'est accordé) ne prouve en aucun cas la non toxicité de celle-ci et par conséquent sa non dangerosité en tant que « boisson ».Pour Jean-Rollin Ndo, la réponse est, comme nous l'avons vu précédemment, très claire face à ce genre d'affirmations : l'urine peut se révéler dangereuse pour la santé. En effet, beaucoup de « déchets organiques » sont excrétés dans l'urine, comme par exemple la créatine, ainsi que beaucoup d'éléments minéraux et surtout l'urée « très toxique ». Dans le débat de la composition, un nouveau composant récurrent entre alors en jeu : l'urée, dont la toxicité fut, et est toujours, débattue. La toxicité de l'urée constitue en effet le principal argument pour prouver la dangerosité de l'urine au niveau de ses constituants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les personnes prônant cette pratique ne nous offrent pas d'affirmations claires. Sur le site Internet naturinologie.com on peu lire que « l'urée n'est absolument pas toxique, ni l'acide urique » alors que quelques lignes plus loin, l'expression est nuancée « l'urée n'est presque pas toxique ». L'ensemble des acteurs sembleraient alors s'accorder sur un point : l'urée présente une certaine toxicité, que certains minimisent et d'autres non, suivant le but recherché. &lt;br /&gt;
Il s'agit alors de convenir des limites de cette toxicité : urinothérapeutes, médecins, professeurs, ont introduit la notion de dose maximale. On peut constater que c'est à cette période que la controverse sur l'Amaroli s'est transformée en controverse sur l'urinothérapie, c'est-à-dire une pratique contrôlée notamment au niveau de la dose d'urine ingérée. Quelle est la dose d'urée à partir de laquelle celle-ci devient toxique ? Catherine Valat explique dans la revue Choisir et sortir autrement (Numéro 14, juillet-août 2005) que l'urée est toxique dans le sang mais que la « quantité ingérée par sa consommation purifie l'organisme et élimine entre autre les excès de mucus. » Certes l'urée serait toxique, mais à dose importante uniquement, c'est-à-dire que la pratique de l'urinothérapie ne représenterait pas un réel danger tant elle n'apporterait pas une quantité d'urée susceptible de nuire à la santé. &lt;br /&gt;
Pour le Docteur Ndo, l'urée semble, au contraire, très toxique dans le sang, même à dose thérapeutique. Il en est de même pour le Docteur Cotelle-Bernard qui explique (propos relatés par Cendrine Barruyer pour le site internet psychologie.com) qu'en pratiquant l'urinothérapie, l'urine de l'adepte va devenir de plus en plus concentrée. La concentration d'urée augmentant, l'urine va devenir peu à peu toxique. Le Dr V., ORL et chirurgien parisien pratiquant la méthode, le souligne : &lt;br /&gt;
« Il y a eu des drames, des cas d'hyperurémie (élévation excessive du taux d'urée dans le sang) parce que les gens se sont mis à boire d'un coup toutes leurs urines. [3] » Propos recueillis par Cendrine Barruyer sur psychologie.com qui ajoutera même :&lt;br /&gt;
 « Il existe aussi un risque de contamination. De nombreuses médecines populaires appliquent des pansements à base d'urine, de matières fécales ou de purin. Résultats catastrophiques : ils communiquent le tétanos. [3] »&lt;br /&gt;
Toutefois, de même que pour l'urikonase, un autre argument sera développé se basant sur l'utilisation de ce constituant dans les laboratoires dermatologiques, notamment pour ses propriétés cicatrisantes. Les laboratoires dermatologiques, tels que le laboratoire Eucérin, ne nie pas utiliser ce produit, au contraire, il explique son utilisation au sein de leurs crèmes. Ainsi les laborantins déclarent-ils que :&lt;br /&gt;
« L'application de l'urée est sans danger puisque l'urée est non toxique et très peu réactive. Toutefois la stabilité de l'urée peut poser un problème : dans une formule contenant de l'eau trop longtemps conservée, l'urée peut se décomposer en dioxyde de carbone et en ammoniaque. [15] » &lt;br /&gt;
Nous voyons, au travers de cette citation, apparaître un nouvel élément dans le débat : les conditions de toxicité de l'urée. La toxicité de l'urée n'est là plus définie à partir de la dose de cet élément mais à partir de ses conditions d'utilisation avec d'autres composants et du temps au bout duquel le mélange ainsi crée sera utilisé. Et même si cet exemple dépend d'un usage externe de l'urine (crèmes pour le visage), on voit tout de même apparaître une nouvelle controverse au sein des acteurs prônant l'urinothérapie : faut-il boire l'urine vieillie ou uniquement l'urine fraîche ? Le mélange eau/urée correspond en effet aux conditions d'utilisation de l'urée au sein de l'urine. Ce mélange crée lors du vieillissement du dioxyde de carbone et de l'ammoniaque. C'est pourquoi Christian Tal Schaller explique qu'il ne faut pas boire de l'urine vieillie mais uniquement de l'urine fraîche et de préférence « the mid-stream of their morning urine », chaque matin. Pourtant Coen Van der Kroon affirme-t-il que l'urine vieillie possède également des vertus... La question du danger physique à boire son urine reste donc plus que jamais ouverte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement à cette question purement physiologique des dangers d'utilisation interne de l'urine se développe, principalement parmi les psychiatres et psychanalystes, une controverse sur le bien fondé psychologique d'un tel acte. Quelles conséquences peut avoir le fait de boire son urine sur la manière dont nous percevons nous-même et notre corps ? Est-ce que la réponse à cette question est universelle ou dépend-elle des différents tabous et normes posés par les institutions nationales ou communautaires ? &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Comme    le   dit    Cendrine   Barruyer,  journaliste   déjà   citée   auparavant, &lt;br /&gt;
« Consommer sa propre urine ne doit assurément pas être neutre sur le plan symbolique ». C'est tout au moins la thèse que défend Coen Van der Kroon, dans son livre Elixir de vie : guide complet d'urinothérapie, en affirmant que l'urine aurait un effet psychologique fort. Effet psychologique qui consisterait pour lui à réapprendre à aimer son corps et à s'accepter jusque dans ses rejets. Interviewé par Cendrine Barruyer, le psychanalyste Jean-Pierre Winter répond :&lt;br /&gt;
« Faux. Il apprend à s'aimer comme déchet. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si la technique a un tel succès en Allemagne et au Japon. Ces pays ont bien des déchets à recycler, au regard de leur histoire. [3] »&lt;br /&gt;
On notera une nouvelle fois dans cette déclaration l'utilisation dirigée du mot « déchet » dans un sens plus que péjoratif et commun. Mais Winter va plus loin dans ses déclarations :&lt;br /&gt;
« Si cette thérapie “dégoûte”, ce n'est pas parce que l'urine est sale, mais parce qu'elle nourrit le fantasme d'auto-engendrement. Quel est le message de celui qui boit son urine ? “Je n'ai besoin de personne, je me suffis à moi-même.” C'est un véritable rejet de l'autre. [3] »&lt;br /&gt;
Ces propos mettent en exergue un isolement auto infligé. Le rejet social ne viendrait pas alors, comme on pourrait le penser, des autres, mais de celui qui opte pour une thérapie par l'urine. On voit alors se dessiner peu à peu dans l'esprit de certains intervenants une analogie entre cette thérapie et les dérives sectaires actuelles. Dans un article de Marianne (N°339, 3ème semaine d'octobre 2003), l'auteur Charles Bénédicte explique « Comment le phénomène sectaire se banalise » et fait on ne peu plus clairement référence à l'urinothérapie :&lt;br /&gt;
« Difficile d'imaginer que de tels discours puissent trouver des oreilles attentives ? Erreur ! Les hérauts de ces prétendues « médecines alternatives » peuvent se montrer très persuasifs. C'est ainsi que des gens guère plus stupides ou incultes que la moyenne en arrivent à boire leur propre pipi. Eh oui : l'urino-thérapie (ou amaroli) préconisée par le Dr Christian Tal Schaller a ses adeptes. Ce constat n'a plus rien de comique lorsqu'on sait que, récemment, un bébé de 18 mois a été hospitalisé à la suite d'une urinothérapie. Ou que l'une des nombreuses activités du Dr Schaller, auteur d'ouvrages aussi profonds que Vivre gaiement la joie ou encore Rire pour gai-rire, avec Kinou le clown, consiste à promouvoir le rire en milieu hospitalier. [16] »&lt;br /&gt;
Cependant, il est aussi assez intéressant de mettre en parallèle ces déclarations de Jean-Pierre Winter, visant à faire de ceux qui se soignent par l'urine des égoïstes  avec celles de Martha Christy, dénonçant plutôt l'égoïsme et l'intéressement des médecins qui ne pratique pas cette thérapie :&lt;br /&gt;
« La communauté médicale connaît les étonnantes propriétés [de l'urine] depuis des décennies, sans que le grand public en ait jamais eu vent. Pourquoi ? Peut-être croit-on que le sujet prête trop à la controverse. Mais ce peut être aussi, plus vraisemblablement, parce qu'il n'y a aucun avantage pécuniaire à révéler au public ce que les scientifiques savent déjà à propos du plus efficace des remèdes naturels au monde. [2] »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, alors que le problème économique n'est pas soulevé par tous les urinothérapeutes, le fait que la communauté médicale puisse cacher quelque chose parce qu'il tient du tabou n'est, lui, pas rare dans les propos des partisans à l'utilisation de l'urine. Coen Van der Kroon par exemple s'est tout de suite positionné sur cette question en affirmant que :&lt;br /&gt;
« Le blocage est psychologique, la véritable imposture est d'origine culturelle. Dès l'enfance, on nous apprend que l'urine est sale. Or chez un sujet sain, si l'urine n'est pas infectée par un virus quelconque, elle est stérile. On peut donc s'en servir pour désinfecter une plaie, ou la boire pour survivre. [9] »&lt;br /&gt;
Ceci tendrait à expliquer pourquoi des pays comme les gouvernements de la Corée, du Japon ou de l'Inde ne se soient jamais indignés devant une telle pratique. Tout simplement parce qu'il n'y a pas matière à être indigné. Là-bas, l'Amaroli tient de la tradition ancestrale et ne souffre d'aucun tabou. Eminemment local selon Emile Durkheim, célèbre sociologue français, le tabou serait principalement religieux et constituerait l'essence même de la société, or ces pays orientaux ont des religions différentes, des sociétés différentes et donc des tabous différents. Ils ne sont pas contraints par les tabous occidentaux imposés par l'Eglise sur le corps humain. Au contraire, l'Amaroli relève même d'un rite religieux hindou. Les pays africains par contre, comme le Cameroun ou le Gabon, anciennes colonies de pays d'Europe, resteraient quant à eux très fermés à l'urinothérapie à cause de leur passé et de leurs tabous trop occidentaux. Walter Last parle pour ce tabou de « conditionnement social » qui l'empêche de faire profiter des secrets de l'urine à ses patients :&lt;br /&gt;
« Cela fait de nombreuses années que j'affectionne l'urinothérapie, mais je ne l'ai que rarement indiqué à mes patients, sauf en tant que solution homéopathique, étant donné que notre conditionnement social inspire continuellement un fort sentiment négatif envers ce traitement. [17] » &lt;br /&gt;
Pour Claude Orsel, psychiatre et psychanalyste à Paris, ce n'est pas qu'une histoire de tabou. Il pense que l'action consistant à boire son urine tient de graves troubles mentaux. Le site Internet psychonet.fr rapporte ses propos dans un passage de leur article :&lt;br /&gt;
« « L'urinothérapie relève d'une angoisse de séparation que l'on comble en tentant de récupérer l'objet perdu et dans ce cas, en réingérant son urine » Chez les enfants par exemple, boire sa propre urine relève d'un grave trouble psychiatrique appelé "pica", contraction de pipi-caca. Et pour les adultes, précise-t-il, « ingérer de l'urine ou des matières fécales est un signe de schizophrénie. On appelle cela la "coprophagie". [18] »&lt;br /&gt;
L'urinothérapie n'entraînerait donc, selon lui, pas uniquement de potentielles maladies somatiques dues à la toxicité du liquide, mais aussi de possibles troubles psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Partie III :&lt;br /&gt;
De quoi pourrait guérir l'urinothérapie et comment ?&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexander T.Djimeli titre un de ses articles dans le Messager : « Révolution, boire l'urine et guérir !». « Comment l'urine pourrait-elle soigner et quelles sont les maladies qu'elle pourrait traiter ? », telles sont les questions soulevées par le journaliste. Un des arguments fondamentaux mis en avant par les défenseurs de l'urothérapie repose sur les prétendues vertus qu'auraient l'urine ou la pratique de la thérapie par l'urine dans la guérison de maladies difficilement curable, ou dans l'apport d'une technique de substitution à la voix médicamenteuse. Nous verrons au cours de notre argumentation que guérir grâce à l'urine et guérir grâce à l'urinothérapie constituent deux éléments totalement différents selon les acteurs interrogés. &lt;br /&gt;
Les points de vue sur ce sujet évolue de façon graduelle : charlatanisme, phénomène de mode dont il faut se méfier, thérapie pouvant guérir certaines maladies et enfin véritable panacée capable de guérir toutes les maladies. La controverse porte donc non seulement sur la possibilité de remplacer des médicaments pour soigner certaines maladies, mais aussi sur le type de maladies susceptibles d'être guéries et également sur les raisons d'une éventuelle guérison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans Amaroli 2 puis dans Testez l'urinothérapie, Christian Tal Schaller affirme que « l'expérience a montré que presque toutes les maladies (même le Sida) sont guéries par cette thérapie [19] ». Il est alors intéressant de noter que les arguments de Schaller se basent principalement sur les expériences et les témoignages de personnes ayant guéri de maladies comme le sida grâce à l'urinothérapie. Le premier livre de Schaller, Amaroli 1, coécrit avec sa compagne Johanne Razanamahay, s'apparente d'ailleurs un recueil de témoignages de guérisons. J.W. Armstrong démontrait déjà les vertus de l'urine grâce à des exemples de guérisons dans son livre The Water of Life. Il s'y montrait d'ailleurs très pessimiste quant à l'usage de médicaments traditionnels : &lt;br /&gt;
« Comme la composition de l'urine varie selon l'état pathologique du patient, son utilisation est indiquée pour toutes les formes de maladie exceptées celles causées par traumatisme (membres cassés). Elle permet au médecin de ne pas se tromper lorsqu'il choisit de prescrire tel ou tel médicament parmi plus de 3000 existants. Ce qui ne peut être guéri par les forces du corps ne peut être guéri par les forces extérieures au corps. [20] » &lt;br /&gt;
Pour Armstrong, l'ingestion d'urine peut également guérir presque toutes les maladies. Toutefois, il nuance son propos en distinguant deux types de maladies : celles causées par des virus ou des bactéries (qui pourraient selon lui être guéries par urinothérapie) et celles dues à des traumatismes (pour lesquelles la thérapie par l'urine serait inefficace). Nous verrons que la controverse porte essentiellement sur les maladies causées par des virus ou des bactéries pour tous les acteurs que nous mentionnons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce manque de démonstrations et d'études scientifiques leur vaut de vives critiques. Ainsi Jean Marie Abgrall, dans son livre intitulé Les charlatans de la santé, parle-t-il de « charlatanisme » pour qualifier les personnes qui ont « la prétention d'une exclusivité de la guérison ». Il met en place une sévère critique envers les personnes qui, comme Schaller ou Martha Christy, prétendent pouvoir guérir maladies alors que la médecine a échoué dans ces domaines jusqu'à présent. Une des principales craintes de Abgrall réside dans le fait que de nouvelles thérapies telles que l'urothérapie pourraient détourner les malades des traitements traditionnels et les priver alors de thérapies efficaces reconnues. L'auteur de Charlatans de la santé continue son argumentation en partageant sa peur d'une « dérive sectaire ». Abgrall lance ainsi un appel à la prudence face à ces nouvelles pratiques :&lt;br /&gt;
 « Même s'il convient de ne pas d'amalgamer « médecines douces », comme leurs défenseurs s'entendent à les appeler, et sectes, force est de constater que de nos jours la santé est un terrain de prédilection des sectes, au nom de laquelle est prônée une médecine différente en opposition avec la médecine conventionnelle. [21] » &lt;br /&gt;
Cet avis est partagé par Jean-Pierre Jougla, représentant de l'Union des Associations Nationales de Défense des Familles et de l'Individu (UNADFI) pour qui « la pensée sectaire se vulgarise et se diffuse comme un prêt-à-penser bon marché. [22] » &lt;br /&gt;
Il lutte, entre autre, contre les pensées diffusées par certains adeptes de la thérapie par l'urine, comme Coen Van der Kroon parlant « de mystères » pour expliquer la guérison de maladies telles le Sida. Pour lui, le remède miracle n'existe pas. Le service d'urologie de l'Hôpital Necker de Paris rejoint cette thèse. Ils ne parlent toutefois pas de « méthodes sectaires » mais « d'un phénomène de mode dont il faut se méfier ». Même si le terme utilisé pour qualifier l'urothérapie, « phénomène de mode », est dans ce cas plus modéré, le message est le même, celui de se méfier de l'image de l'urine en tant que médicament miracle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chantal Bian doute également des pouvoirs de ce nouveau type de thérapie et remet en cause les explications des guérisons rapportées par Schaller : &lt;br /&gt;
« Je sais qu'il y a beaucoup de principe actifs dans l'urine. Toutefois, il faut tenir compte du fait que le processus de guérison du malade dépend aussi de son état d'esprit. Il suffit parfois de croire simplement en l'efficacité d'un médicament pour être guéri [23] », affirme-t-elle lorsqu'elle est interrogée sur la urinothérapie dans des propos rapportés par Alexandre T.Djimeli pour le Messager.&lt;br /&gt;
On voit ici poindre de manière nette de possible guérison par effet Placebo. A ce propos, Danielle Fecteau, dans son livre l'effet Placebo, le pouvoir de guérir [24] donne une explication aux « guérisons mystérieuses » de Coen Van der Kroon et approfondit la remarque de Chantal Bian en concrétisant à l'extrême la part de cet effet dans la guérison du malade. Selon elle, la thérapie par l'urine peut réellement guérir mais ce rétablissement ne serait pas dû au pouvoir de l'urine mais à l'effet placebo. C'est à dire que les individus qui sont psychologiquement susceptibles à la suggestion se sentiraient souvent mieux sous l'influence de la consultation ou de la réassurance. Elle poursuit en expliquant que selon elle le rêve est une caractéristique humaine commune, que les gens sont disposés à croire en des choses fausses de manière variable et à des degrés variables. Même les personnes scientifiquement sophistiquées pourraient répondre à la puissance de la suggestion. En médecine, ce pouvoir de suggestion est appelé « effet placebo ». Le mot latin « placebo » signifie « je satisferai », Danielle Fecteau explique donc qu'un effet placebo est une réponse salutaire à une substance, dispositif, ou procédé qui ne peut pas être expliquée sur la base médicamenteuse ou toute autre action physique directe. Se sentir mieux quand le médecin marche dans la salle est un exemple commun. &lt;br /&gt;
Stephen Barett, auteur d'un article sur quackwatch.org dans lequel il cite notamment Barry Beyerstein, psychologue américain auquel Fecteau fait référence, explique :&lt;br /&gt;
 « Beaucoup d'études suggèrent que les placebos peuvent soulager une large gamme  de symptômes. Dans beaucoup de désordres, un tiers ou plus des patients se sentiront soulagés grâce à un placebo. Le soulagement provisoire a été démontré, par exemple, dans les cas d'hypertension, de tension prémenstruelle, d'ulcère peptique et même cancer. Les aspects psychologiques de beaucoup de désordres fonctionnent également à l'avantage du guérisseur. Un grand pourcentage des symptômes ont un composant psychologique ou ne résultent pas de la maladie organique. Par conséquent, une oreille ou une réassurance sympathique affirmant qu'aucune maladie sérieuse n'est impliquée peut prouver thérapeutique par elle-même. [25] » &lt;br /&gt;
L'effet Placebo pourrait donc expliquer, selon Fecteau, les différents cas de guérison constatés par des adeptes de l'urinothérapie. Elle ne serait donc pas totalement opposée à ce type de thérapies mais appelle toutefois à la prudence tant que la sphère médicale n'est pas accordée sur la dangerosité, ou non pour, le corps de cette pratique. &lt;br /&gt;
L'effet placebo semble ainsi jouer autant en défaveur qu'en faveur de l'urothérapie lorsqu'on lit les propos de Beyerstein ou de Fecteau : les urinothérapeutes ne seraient pas des menteurs lorsqu'ils rapportent des cas de guérison mais les raisons de cette guérison ne seraient pas dû à l'urothérapie mais à son pouvoir de suggestion. Toute autre thérapie, qui pourrait se révéler moins dangereuse que la pipithérapie si la dangerosité de celle-ci faisait l'unanimité, conduirait à des résultats similaires. Si toutefois la non dangerosité de l'ingestion de l'urine était démontrée et acceptée de tous les acteurs, l'effet placebo serait un élément en faveur de cette thérapie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Pelton, Ross et Lee Overholser, docteurs en médecine américains travaillant sur le cancer et les nouvelles thérapies pouvant le guérir, l'effet placebo pourrait certes jouer un rôle dans la guérison du patient, mais il s'agirait là d'un effet supplémentaire crée par l'urinothérapie mais non de la base de la réussite de cette thérapie. La guérison de cas de cancer, ou leur simple rémission, s'expliquerait par la présence d'urée dans l'urine et les propriétés anticancéreuses de ce composant. Une des principales controverses, que l'on avait déjà mentionnée dans la partie 2, réapparaît ici : l'urée et son éventuelle toxicité. Pour ces acteurs, la réponse semble claire :&lt;br /&gt;
 « Le traitement avec de l'urée est remarquablement exempt de n'importe quels effets secondaires et toxicité sérieuse. Les patients prenant des solutions d'urée oralement se plaignent occasionnellement de l'irritation gastrique mineure et d'un mauvais goût prolongé dans la bouche. En général l'urée est un composé bon marché et facilement obtenu qui peut être en tant que thérapie. [26] » &lt;br /&gt;
L'urée, en plus d'être non toxique, aurait donc des propriétés anticancéreuses : elle détruirait les cellules cancéreuses et réduirait ainsi la taille des tumeurs. Ses effets secondaires seraient bien mineurs eu égards au bénéfice d'une telle thérapie. L'urinothérapie serait ainsi très efficace dans la lutte contre le cancer selon leurs propos car lorsque l'urée est prise oralement, elle atteint le foie directement puis les intestins par l'intermédiaire de la veine portique en concentration suffisamment importante pour avoir un effet thérapeutique significatif sur le foie. Reprenant les expériences que le Professeur en médecine M. Danopoulos avait effectuées en 1974, Ross et Overholser expliquent que la thérapie par l'urine serait plus efficace que des injections d'urine par intraveineuse car dans ce second cas, l'urée est alors diluée dans le sang et sa concentration devient trop faible pour avoir les propriétés anticancéreuses désirées.  L'urine, et non la suggestion, serait donc la raison d'une éventuelle guérison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Walter Last et Nathalie Bouaravong émettent également des arguments dans ce sens, mais en une gamme de maladies plus étendues qui ne se limite pas au cancer . Pour ce premier :&lt;br /&gt;
« L'aspect le plus étonnant de l'urinothérapie est son efficacité dans une gamme étendue de maladies [17] ». &lt;br /&gt;
La raison principale qu'il avance pour expliquer cela est que l'urine ingérée stimule le système immunitaire : &lt;br /&gt;
« L'urine contient des anticorps qui agissent à l'encontre des virus, des bactéries nocives que pourrait abriter notre corps. Les chercheurs ont affirmé que même en quantité infime, les anticorps peuvent être efficaces dans la prévention et le traitement des maladies. Il existe des études recherchant et décrivant les effets curatifs de l'urinothérapie portant sur une large gamme d'infections fongiques et virales, tels l'hépatite, la poliomyélite et le SIDA. [17] » &lt;br /&gt;
Quant à Natalie Bouaravong, elle affirme :&lt;br /&gt;
« Des études cliniques ont montré que les milliers de nutriments et molécules, hormones qui se retrouvent dans l'urine sont le reflet des fonctions de notre corps. Lorsqu'elles sont réutilisées, ces molécules agissent comme des vaccins naturels, des agents anti-bactériens, anti-viraux, anti-cancérigènes. [27] »&lt;br /&gt;
Pour ces deux acteurs, donc, l'urinothérapie serait préconisée pour traiter principalement le cancer, soutenant ainsi la thèse formulée par Ross, Pelton et Overholser. En effet, Last explique :&lt;br /&gt;
« Le cancer répond très bien à l'urinothérapie. La meilleure thérapie semble être l'urinothérapie en période de jeun utilisée par Armstrong. Les tumeurs visibles telles que le cancer du sein disparaissaient généralement en 3 semaines, voire en 1 semaine. Pour Armstrong, soigner le cancer était selon ses propres mots un ‘ jeu d'enfant ' sauf dans le cas où les patients ont déjà été traités par une chimiothérapie ou une radiothérapie. […] &lt;br /&gt;
L'urine stimule le système immunitaire. Les tumeurs et autres maladies libèrent des antigènes dans le sang. Lorsque le système immunitaire les détecte, il répond en produisant des anticorps pour combattre la méchante tumeur. Certains antigènes produits par les cellules cancéreuses sont présentes dans l'urine, alors les médecins ont émis l'hypothèse que s'ils donnaient de l'urine à leurs patients atteints de cancer, leur système immunitaire réagirait plus, en fabriquant un plus grand nombre d'anticorps, et donc augmentant la capacité de tuer les cellules cancéreuses. &lt;br /&gt;
D'autres ont suggéré que l'urine inhibait la capacité des cellules cancéreuses à s'assembler et qu'elles ne survivaient pas car elles ne pouvaient pas se nourrir et se débarrasser de composants inutiles. Un partisan affirme que certains constituants de l'urine établissent un système de défense biochimique qui est indépendante du système immunitaire. Il soutient que ces composants ne détruisent pas les cellules cancéreuses mais qu'ils les « corrigent » et évitent ainsi que la tumeur ne se propage. [17] » &lt;br /&gt;
Toutefois, il cite également d'autres pathologies pouvant être soignées comme l'insuffisance rénale :&lt;br /&gt;
« Le niveau de l'urée est bas chez les patients atteints de cancer et autres maladies. La fréquence des cancers et notamment des multiples tumeurs augmente fortement quand les niveaux d'urée sont bas. &lt;br /&gt;
[…] Des recherches en biochimie ont montré que l'urée, par un fonctionnement interne ou par un apport extérieur, est utilisé par le corps comme une matière première qui synthétise des acides aminés et des protéines. &lt;br /&gt;
L'urée est particulièrement indispensable pour les patients atteints d'insuffisance rénale qui doivent maintenir un régime pauvre en protéines. Une étude a en effet montré que ces patients présentaient une amélioration lorsqu'ils recevaient une dose d'urée qui devenait la principale source de nitrogène utile à la synthèse de protéines. [17] » &lt;br /&gt;
Il ajoute à la fin que grâce au jeun associé à l'urinothérapie, un de ses patients a guéri en 2 semaines, comme si ce seul exemple légitimait le pouvoir de guérison de la maladie. On notera alors que pour légitimer sa thèse et ses arguments, il a recours, au final, à l'exemple. Toutefois, contrairement à Schaller, il ne fonde pas sa théorie uniquement sur des exemples. Ceux-ci ne viennent qu'à la fin du résultat, comme arguments final découlant de toute une logique scientifique préalablement établie où l'effet placebo n'a plus réellement sa place. Car même s'il s'agit selon Fecteau d'un fait plus que probable de guérison, Last avance des arguments autres que cette théorie pour expliquer les bienfaits de l'urinothérapie. Il cite, en plus du cancer et des insuffisances rénales, les allergies. On pourra alors remarquer, à travers les exemples cités, que le principal problème quant à l'identification des maladies effectivement guéries par l'urinothérapie est que les acteurs affirment qu'il est dit que des recherches sont faites, mais sans jamais citer leurs sources. &lt;br /&gt;
Cela a conduit l'American Cancer Society à mettre en garde les adeptes de la thérapie par l'urine :&lt;br /&gt;
« Se fier, faire confiance à ce type de traitement seul en évitant les soins médicaux conventionnels peut engendrer des conséquences sérieuses sur la santé [28] ». &lt;br /&gt;
L'urinothérapie est pour elle une méthode alternative, aucune preuve scientifique n'ayant été prouvée. Nous voyons alors apparaître un terme important : « médecine alternative » que Jean Marie Abgrall a opposé à « médecine traditionnelle ». Pour Abgrall, « médecine alternative » était clairement connoté très négativement : il lui associait d'ailleurs le terme « charlatanisme ». A contrario, des auteurs moins clairement positionné pour ou contre l'urinothérapie préfèreront opposé le terme de « médecine douce » au « charlatanisme », comme le montre d'ailleurs le titre de l'article de psychonet.fr [18].&lt;br /&gt;
Dans cette guerre terminologique, le président de l'American Cancer Society emploiera donc davantage le terme de « médecine alternative » pour qualifier un nouveau type de médecine qui n'a pas encore été reconnu et accepté par l'ensemble du corps médical. Il ne s'agit pas ici de nier totalement ses bienfaits prétendus, mais plutôt d'appeler à la prudence tant que le corps médical ne s'est entendu à reconnaître la non dangerosité de cette pratique d'une part et ses vertus d'autre part. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se situe à deux degrés différents de la controverse. Pour Abgrall, médecine alternative signifie charlatanisme, alors que l'American Cancer Society il est tout juste synonyme de manque de preuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Conclusion&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
Le principe d'urinothérapie est apparu dans une société très hygiéniste et éduquée dès son plus jeune âge à considérer l'urine comme un élément sale. L'ingestion d'urine relève donc d'un bouleversement des coutumes et des mœurs qui pourrait peut-être expliqué l'aspect encore relativement marginal de cette pratique. Toutefois, la reconnaissance de celle-ci par l'ensemble corps médical pourrait être synonyme de popularisation grandissante. &lt;br /&gt;
Même si les défenseurs de l'urinothérapie multiplient les arguments pour défendre leur thèse, nombreux sont ceux qui y voient simplement une pratique non efficace pour les plus modérés voire extrêmement dangereuse pour les plus virulents. Non seulement elle ne pourrait guérir aucune maladie, mais elle se révèlerait nocive pour la santé. Le terme « charlatanisme » prononcé par Jean-Marie Abgrall pour qualifier la thérapie par l'urine répond alors aux propos tenus par Martha Christy selon qui le corps médical serait pleinement conscient des bienfaits de l'urinothérapie mais les tiendrait volontairement secret pour de raisons économiques . &lt;br /&gt;
Deux théories s'opposent, deux types de mensonges également : mensonge des représentants de la médecine traditionnelle envers monsieur tout le monde, contre mensonge des défenseurs de l'urinothérapie envers ses adeptes, et plus généralement l'ensemble d'une population plus ou moins représentée comme crédule susceptible d'adhérer à cette pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, boire ou non son urine, à vous de choisir. Le débat continue actuellement avec notamment a sortie récente (16 Mai 2006) du nouveau livre de Christian Tal Schaller, Testez l'urinothérapie et le 4ème congrès mondial sur l'urinothérapie qui se déroulera en Corée en septembre prochain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Bibliographie :&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[1] SCHALLER Christian-Tal &amp; RAZANAMAHAY Johanne. Amaroli T.1 : une médecine naturelle, efficace et gratuite, éprouvée depuis des millénaires. Chêne-Bourg, France : Ed. Vivez Soleil, 1994, 215 p. ISBN : 2-88058-381-0.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[2] CHRISTY Martha M. Your Own Perfect Medicine. Scottdale, AZ, USA : FutureMed Inc., 1994, 279 p. ISBN : 0-96320-911-6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[3] BARRUYER Cendrine. Urinothérapie : une panacée difficile à avaler – Psychologies.com. Disponible sur : &amp;lt;http://www.psychologies.com/cfml/ article/c_article.cfm/cfml/article/c_article.cfm?id=646&amp;page=1&amp;gt; (en ligne depuis janvier 1999 - consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[4] PANAPRESSE, The African Perspective (auteur anonyme). L'urinothérapie en vogue au Gabon. Disponible sur : &amp;lt;http://www.panapress.com/ freenewspor.asp?code=fre026109&amp;dte=02/12/2003&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[5] MARSAUD Olivia. L'urine n'est pas un médicament : Urinothérapie - Cameroun - Afrique. Disponible sur : &amp;lt;http://www.afrik.com/article5818.html&amp;gt; (en ligne depuis le 16.03.2003 - consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[6] SCHALLER Christian-Tal &amp; RAZANAMAHAY Johanne. Amaroli T.2, la thérapie par l'urine : le meilleur remède est en vous ! Thônex, Suisse : Éd. Vivez Soleil, 1999, 224 p. ISBN : 2-88058-275-X.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[7] Site de l'Association Chinoise d'Urinothérapie. Disponible sur : &amp;lt;http://www.auto-urine.com/english.htm&amp;gt; (plus consultable). Propos rapporté sur : &amp;lt;http://ressourcessceptiques.free.fr/dico/urine.html&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[8] VALAT Catherine. Amaroli, l'élixir de Vie, ou comment se régénérer par l'urinothérapie. Sortir et choisir [en ligne]. 2005, n°14, p. 4-10. Disponible sur : &amp;lt;http://www.sortir-autrement.com/N0514/Sortir-Autrement-Numero-14.pdf&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[9] VAN DER KROON Coen. Elixir de vie : guide complet d'urinothérapie. St Julien-en-Genevois, France : Ed. Jouvence, 1998, 176 p. ISBN : 2-88353-159-5.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[10] WEISS Robin Elise. Disorders of the Amniotic Fluid. Disponible sur : &amp;lt;http://pregnancy.about.com/cs/amnioticfluid/a/aaafv.htm&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[11] DOBSON Brian C. Amaroli - the Science of Auto-Urine Therapy. Disponible sur : &amp;lt; http://www.geocities.com/Athens/Ithaca/9012/amaroli.htm&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[12] RESSOURCESSCEPTIQUES (site anonyme). Urinothérapie (Amaroli). Disponible sur : &amp;lt;http://ressourcessceptiques.free.fr/dico/urine.html&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[13] DJIMELI Alexandre T. Révolution : boire l'urine et guérir ! Le Messager [en ligne]. Disponible sur : &amp;lt;http://www.wagne.net/messager/messager/1425/ revolution.htm&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[14] DJIMELI Alexandre T. Dr. Djakbara Mara Lewa - "Il faut qu'on me le démontre". Le Messager [en ligne]. Disponible sur : &amp;lt;http://www.wagne.net/ messager/messager/1425/djakbara.htm&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[15] LABORATOIRES DERMATOLOGIQUES EUCERIN. Formules. Disponible sur : &amp;lt;http://www.eucerin.fr/composition-produits/formules.html&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[16] BENEDICTE Charles. Comment le phénomène sectaire se banalise. Marianne [en ligne]. 2003, n°339. Disponible sur : &amp;lt;http://www.marianne-en-ligne.fr/archives/e-docs/00/00/37/08/document_article_marianne.phtml&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[17] LAST Walter. Urine &amp; Urea Therapy. Disponible sur : &amp;lt;http://users.mrbean.net.au/~wlast/urine.html&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[18] PSYCHONET.FR (auteur anonyme). Urinothérapie : médecine douce ou charlatanisme ? Disponible sur : &amp;lt;http://www.psychonet.fr/index.php?pge= article&amp;topic=bienetre&amp;ida=894&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[19] SCHALLER Christian-Tal. Testez l'urinothérapie. Suisse : Éd. Testez, 2006, 204 p. ISBN : 2-87461-015-1.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[20] ARMSTRONG John W. The Water of Life : a Treatise on Urine Therapy. 2ème éd. Angleterre : C. W. Daniel Company, Ltd., 1971 (1ère edition : 1944), 144 p. ISBN : 0-85032-052-6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[21] ABGRALL Jean-Marie. Les charlatans de la santé. Paris, France : Payot, 1998, 252 p. ISBN : 2-228-89194-0.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[22] UNADFI : Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l'Individu Victimes de Sectes. Disponible sur : &amp;lt;http://www.unadfi.com/&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[23] DJIMELI Alexandre T. Témoignage : Ils ont essayé… et en parlent. Le Messager [en ligne]. Disponible sur : &amp;lt;http://www.afritude.net/index.php? screen=presse&amp;subscreen=shownews&amp;newsId=513&amp;gt; (consulté le 9.06.2006 – adresse sur le site du messager introuvable)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[24] FECTEAU Florence. L'effet placebo [Texte imprimé] : le pouvoir de guérir. Montréal, Québec : Éd. de l'Homme, 2005,139 p. ISBN 2-7619-1598-4&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[25] BARRETT Stephen. Spontaneous Remission and the Placebo Effect. Disponible sur : &amp;lt;http://www.quackwatch.org/04ConsumerEducation/ placebo.html&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[26] ROSS, PELTON R.Ph. &amp; OVERHOLSER Lee. Alternatives in Cancer Therapy. Disponible sur : &amp;lt;http://www.curezone.com/diseases/cancer/ urea.asp&amp;gt; (consulté le 9.06.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[27] BOUARAVONG Natalie. Berkeley Medical Journal Issues - Urine Therapy. Disponible sur : &amp;lt;http://www.ocf.berkeley.edu/~issues/fall02/urine.html&amp;gt; (consulté le 6.09.2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[28] AMERICAN CANCER SOCIETY (ACS). Urotherapy.</description>
      <author>garkham</author>
      <pubDate>Mon, 30 Oct 2006 18:30:00 GMT</pubDate>
			<category>ChezWam</category><source url="http://garkham.racingstub.com/rssblog/blog">Les billets de garkham</source></item>
		   <item>
      <title>Ma recette préférée...</title>
      <link>http://garkham.racingstub.com/blog/4153-ma-recette-preferee-ou-pourquoi-les-gens-me-haient</link>
      <guid isPermaLink="false">4153</guid><comments>http://garkham.racingstub.com/blog/4153-ma-recette-preferee-ou-pourquoi-les-gens-me-haient#comments</comments><description>[b]Le Mille Piques[/b]
(ou) Pourquoi les gens me haïssent-ils à ce point ?&lt;hr /&gt;&lt;B&gt;Categorie :&lt;/B&gt; Entartage &lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Type :&lt;/B&gt; Dessert &lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Nbre de personnes :&lt;/B&gt; 1 seule cible à la fois&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Difficulté :&lt;/B&gt; Facile &lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Préparation :&lt;/B&gt; Toute une vie&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Cuisson :&lt;/B&gt; Au moment fatidique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Ingrédients :&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
+ 50 cL d'humour douteux&lt;br /&gt;
+ 30g d'ironie&lt;br /&gt;
+ 4 jaunes de rires&lt;br /&gt;
+ 2 cuillerées à soupe de mauvais souvenirs&lt;br /&gt;
+ 2 cuillerées à café de jeux de mots incompréhensibles&lt;br /&gt;
+ 1 pincée de mauvaise foi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Ustensiles : &lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
+ 1 chieur&lt;br /&gt;
+ 1 victime&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;U&gt;&lt;B&gt;Marche à suivre :&lt;/B&gt;&lt;/U&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;1-&lt;/B&gt; Préchauffez la victime à 38°C grâce à un évènement troublant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;2-&lt;/B&gt; Etalez finement la couche de connerie (2 à 3 cm d'épaisseur). Enfournez 120 minutes dans une salle de classe, sur la chaise d'à coté. L'humour doit être bien noir pour que l'atmosphère commence à s'échauffer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;3-&lt;/B&gt; Préparez l'attaque finale : faites bouillir l'interlocuteur. Mélangez les jaunes de rires, les jeux de mots et les mauvais souvenirs. Versez dessus quelques attaques généralisées bien acerbes. Mélangez vigoureusement en parlant avec les mains. Taisez-vous. Remettez l'ensemble dans le silence afin que la cogitation commence. Relancez la cuisson à blagues douces jusqu'à ébullition sans cesser de parler. Incorporez l'ironie par noix successives. Mélangez jusqu'à obtention d'une détestabilité bien homogène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;4- &lt;/B&gt;Saupoudrer de mauvaise foi. Laissez reposer une petite semaine. Ca y est : vous êtes détesté !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Simon_&lt;/B&gt;</description>
      <author>garkham</author>
      <pubDate>Sun, 01 Oct 2006 19:30:00 GMT</pubDate>
			<category>ChezWam</category><source url="http://garkham.racingstub.com/rssblog/blog">Les billets de garkham</source></item>
		   <item>
      <title>Un oeil sur: Trading Colonies</title>
      <link>http://garkham.racingstub.com/blog/3783-un-oeil-sur-trading-colonies</link>
      <guid isPermaLink="false">3783</guid><comments>http://garkham.racingstub.com/blog/3783-un-oeil-sur-trading-colonies#comments</comments><description>Vous aimez Anno et The Settlers ? Alors Trading Colonies est fait pour vous ! Savant mélange de gestion pure et de réalisme historique, ce jeu évolue jour après jour et est dirigé d'une main de maître par un développeur des plus sympathiques. Cliquez vite sur www.tradingcolonies.com !&lt;hr /&gt;&lt;a href="http://www.tradingcolonies.net/images/banner/sprite_banner.gif" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.tradingcolonies.net/images/banner/sprite_banner.gif" alt="http://www.tradingcolonies.net/images/banner/sprite_banner.gif" title="http://www.tradingcolonies.net/images/banner/sprite_banner.gif" border="0" onload="bb_load_image(this,-15);" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;I&gt;Bienvenue en 1713, La Louisiane, territoire Français, s'étend sur près d'1/3 du territoire des actuels Etats-Unis. D'après les termes du traité d'Utrecht, l'Acadie vient tout juste d'être cédée aux anglais. Cela fait quasiment 2 siècles que Jacques Cartier à accosté sur les côtes de la Nouvelle-France qui sera ensuite appelée Québec. Plus au sud se trouve l'immense empire Espagnol appelé "Nouvelle Espagne", alors qu'à l'Est sont implantées les colonies Anglaises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au nom du roi, vous êtes mandaté pour bâtir de nouvelles colonies sur ces territoires.&lt;br /&gt;
Vous voilà donc légitime maître d'un petit territoire où vous devrez créer une ville et la faire prospérer, pour la grandeur de sa majesté.&lt;/I&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.tradingcolonies.com/images/title.gif" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.tradingcolonies.com/images/title.gif" alt="http://www.tradingcolonies.com/images/title.gif" title="http://www.tradingcolonies.com/images/title.gif" border="0" onload="bb_load_image(this,-15);" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi vous accueille le site Trading Colonies, petit carré de gestion sur une toile toujours aussi monopolisée par des FPS et des MMORPG à l'intérêt plus que douteux. Mis en ligne fin 2005 pour une inauguration le 11 Mars dernier, il est codé par le génialissime &lt;B&gt;manfried&lt;/B&gt;, pilier du moribond AnnoFrance, l'un des plus gros site français sur la série des Anno.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Débarqué en terre inconnue vers la fin du mois de février, j'ai rapidement pris mes marques grace à la sympathie des joueurs assidus qui arpentent le forum de Trading Colonies. Le site est en perpétuelle évolution. Depuis la mise en place de niveau II de civilisation il y a quelques mois, les régions ont pris une réelle dimension, et les alliances une vraie utilité. L'ajout petit à petit de nouveaux éléments de gameplay donne de plus en plus de profondeur au jeu. Quel plaisir de voir notre petite communauté s'afférer à faire de ce petit bijou un jeu au réalisme et au fun incomparables. Manfried sait écouter ses joueurs, il sait prendre en compte les meilleures idées et les intégrer ingénieusement à l'environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'originalité de ce jeu vient sans conteste de ses superbes &lt;A TITLE="http://www.tradingcolonies.com/index.php?page=gallerie" TARGET="_BLANK" HREF="http://www.tradingcolonies.com/index.php?page=gallerie"&gt;graphismes&lt;/A&gt; réalisés de souris de maître par Alexandre Taillefert, dit Skeath. Il donne à la carte de la ville tout son sens. Ici, on ne construit pas juste "x batiments", on les place, on les observe, on les admire. Jamais un jeu de gestion sur Internet n'aura été si proche des jeux vidéo et de la réalité qu'ils immitent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'avez pas le temps ? Mais qui a dit qu'il vous en fallait ! Le codage du jeu permet à chaque bourgmestre de jouer à son propre rythme, sans le pénaliser de n'avoir pas pu visiter le site pendant un jour, une semaine ou un mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Venez donc me rejoindre et rejoindre les quelques 1000 joueurs dans ce monde où le RP a une place de choix, et où le système de jeu met en avant la réflexion et la planification plutôt que de simples réflexes primates. Venez goûter cette saveur unique que peut éprouver un joueur lorsqu'il s'amuse sur un jeu autant qu'il est utile à son développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Soyez conquis !&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeu Trading Colonies: &lt;A TITLE="http://www.tradingcolonies.com/index.php" TARGET="_BLANK" HREF="http://www.tradingcolonies.com/index.php"&gt;www.tradingcolonies.com&lt;/A&gt;&lt;br /&gt;
Le site AnnoFrance: &lt;A TITLE="http://www.annofrance.com/" TARGET="_BLANK" HREF="http://www.annofrance.com/"&gt;www.annofrance.com&lt;/A&gt;&lt;br /&gt;
La galerie de Skeath: &lt;A TITLE="http://www.3dvf.com/modules/galeriev2/artiste.php?idartist=1100&amp;amp;p=&amp;amp;t=&amp;amp;c=" TARGET="_BLANK" HREF="http://www.3dvf.com/modules/galeriev2/artiste.php?idartist=1100&amp;p=&amp;t=&amp;c="&gt;www.3dvf.com&lt;/A&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Simon_&lt;/B&gt;</description>
      <author>garkham</author>
      <pubDate>Thu, 31 Aug 2006 17:30:00 GMT</pubDate>
			<category>ChezWam</category><source url="http://garkham.racingstub.com/rssblog/blog">Les billets de garkham</source></item>
		   <item>
      <title>Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur l'urinothérapie !</title>
      <link>http://garkham.racingstub.com/blog/3153-tout-ce-que-vous-n-avez-jamais-voulu-savoir-sur-l-urinotherapie</link>
      <guid isPermaLink="false">3153</guid><comments>http://garkham.racingstub.com/blog/3153-tout-ce-que-vous-n-avez-jamais-voulu-savoir-sur-l-urinotherapie#comments</comments><description>Dans une semaine, mon groupe et moi-même devront rendre notre controverse de sociologie dans le cadre du devoir commun entre l'ENTPE et l'ENPC. Afin de faire partager notre petit travail, je mettrai certainement notre compte-rendu sur le site (une vingtaine de pages). Petit avant-goût avec l'introduction...&lt;hr /&gt;Janvier 2005. Maud Fontenoy part affronter le Pacifique à la rame et en solitaire. Aventure largement médiatisée, occasion également de rappeler les épreuves qu'elle avait du traverser lors de son périple sur l'Atlantique deux ans auparavant, et notamment le fait que, son dessalinisateur étant tombé en panne, elle « s'était forcée à boire son urine pour survivre », selon ses dires.&lt;br /&gt;
Mars 2006. Dominique Courteille, ressortissante belge de 57 ans, dérive durant cinq jours au large de Phuket. Elle est retrouvée à plusieurs centaines de kilomètres de la côte par un bateau de pêcheurs. « Pour éviter la déshydratation et survivre, j'ai bu mon urine » confie-t-elle à un journaliste de l'association Salvanos (Association de recherche européenne pour la recherche, la sécurité et le sauvetage en milieu aquatique).&lt;br /&gt;
Deux exemples qui nous ont conduits sur la piste de l'urinothérapie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'urinothérapie est une pratique que ces défenseurs qualifient de « thérapie naturelle », que ces détracteurs les plus modérés qualifient de « médecine alternative »  et que ces opposants les plus radicaux traitent de « charlatanisme ». Elle consiste à boire son urine, à s'en faire des cataplasmes, des bains de siège et de pieds, à se laver le corps et les cheveux, à s'en faire des frictions, etc. En résumé, un usage aussi bien « interne » qu' « externe » fait de sa propre urine ou de l'urine des autres. Véritable « panacée » pour les uns, cet « élixir de vie », comme le nomme Coen Van der Kroon, pourrait guérir de tous les maux : les cas de grippe, de rhume, de fractures, de maux de dent, de peau sèche, de psoriasis et d'une foultitude d'autres problèmes d'épiderme. Certains mentionnent aussi des effets contre le vieillissement et le sida, d'autres contre les allergies, les morsures d'animaux et de serpents, ou encore l'asthme, les cardiopathies, l'hypertension, les brûlures, le cancer, les intoxications aux produits chimiques, la varicelle, l'entérite, la constipation ou encore la pneumonie. Elle combattrait la dysenterie, les oedèmes, l'eczéma, l'irritation des yeux, la fatigue, la fièvre, la gonorrhée, la goutte, la présence de sang de l'urine, la petite vérole, les troubles immunologiques, les infections, l'infertilité, la calvitie, l'insomnie, la jaunisse, l'hépatite, le sarcome de Kaposi, la lèpre, les troubles du système lymphatique, l'urticaire, les nausées matinales de la grossesse, la gueule de bois, l'obésité, le virus du papillome, les parasitoses, les ulcères gastriques, les rhumatismes, les taches de naissance, les accidents vasculaires cérébraux, la congestion, le lumbago, le typhus, la gastrite, la dépression, l'herpès simple, la tuberculose, le tétanos, la maladie de Parkinson, le pied d'athlète, le diabète, ainsi que d'autres maladies d'origine endocrinienne. Pour Christian Tal Schaller, la thérapie par l'urine pourrait même guérir toutes les maladies. Pour d'autres, l'ingestion d'urine, en cas de pénurie d'eau, pourrait « aider à rester en vie quelques jours », délais au-delà duquel cette pratique s'avèrerait mortelle (selon Madame Chantal Bian). &lt;br /&gt;
Certains, cependant, modèrent ces propos, pensant que l'urinothérapie pourrait effectivement guérir certaines maladies, mais que cela ne serait pas dû aux propriétés de l'urine mais à plutôt un effet placebo (Effet Placebo, le pouvoir de guérir, Danielle Fecteau). Mais tous ne se rallient pas à ce point de vue. Loin d'être un médicament, l'urine serait très toxique, selon le ministère de la santé du Cameroun. La controverse, qui s'était d'abord développée au sein d'une sphère comprenant médecins généralistes, professeurs, chirurgiens, urologues, psychologues, psychologues, urinothérapeutes et naturothérapeutes, a atteint, dès 1996 et la première conférence mondiale sur l'urinothérapie en Inde, la scène publique et médiatique. Le débat s'est alors propagé au sein du grand public et par conséquent au sein de la scène politique et juridique. Citons par exemple encore une fois le gouvernement du Cameroun, qui face à l'engouement de sa population pour l'urinothérapie, fut contraint de prendre position.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce dossier, nous avons décidé de parler de la controverse qui s'est établie autour des différentes méthodes et usages internes de l'urine. Les usages externes ont en effet, depuis toujours, permis des déclarations assez consensuelles (à l'intérieur de la communauté scientifique médicale) et n'ont jamais réellement prêtés à controverse tant il existe une large différence, surtout psychologique, entre le fait de s'arroser d'urine et celui de l'avaler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Principal véhicule d'élimination des déchets de l'organisme (filtrés par les reins), l'ensemble des acteurs s'accordent  dire que l'urine comporte des éléments indispensables à la vie (sels minéraux, déchets azotés, différents acides, hormones, vitamines, enzymes), mais où alors fixer la limite entre toxicité et bienfaits ? Boire ou non son urine, telle est alors la question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Notre dossier sera, dans sa forme, séparé en trois parties représentant l'évolution de la controverse et les grandes questions qui se posent encore actuellement. La première partie tentera de faire apparaître comment la controverse sur l'Amaroli, pratique ancestrale indoue, s'est transformée en controverse sur l'urinothérapie. Ensuite, nous essayerons de réunir les différents argumentaires qui font ou non de l'urine un élément sain à boire. Nous verrons enfin la polémique qui est née autour de l'éventuelle vertu dont disposerait l'urine pour guérir des maladies diverses et variées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Simon_&lt;/B&gt;</description>
      <author>garkham</author>
      <pubDate>Mon, 05 Jun 2006 19:30:00 GMT</pubDate>
			<category>ChezWam</category><source url="http://garkham.racingstub.com/rssblog/blog">Les billets de garkham</source></item>
		   <item>
      <title>Un peu de pub...</title>
      <link>http://garkham.racingstub.com/blog/2818-un-peu-de-pub</link>
      <guid isPermaLink="false">2818</guid><comments>http://garkham.racingstub.com/blog/2818-un-peu-de-pub#comments</comments><description>Je voulais juste vous faire connaitre trois sites de jeu en ligne que j'aime particulièrement !&lt;hr /&gt;Vous aimez Anno et The Settlers ? Alors Trading Colonies et fait pour vous ! Savant mélange de gestion pure et de réalisme historique, ce jeu évolue jour après jour et est dirigé d'une main de maître par un développeur des plus sympathique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.tradingcolonies.net/images/banner/sprite_banner.gif" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.tradingcolonies.net/images/banner/sprite_banner.gif" alt="http://www.tradingcolonies.net/images/banner/sprite_banner.gif" title="http://www.tradingcolonies.net/images/banner/sprite_banner.gif" border="0" onload="bb_load_image(this,-15);" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;A TITLE="http://www.tradingcolonies.com" TARGET="_BLANK" HREF="http://www.tradingcolonies.com"&gt;Découvrez Trading Colonies ici !&lt;/A&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AnimaTransport vous propose de devenir à la fois chef de gare et batisseur. C'est un jeu de patience et de présence tout en n'étant aucunement un boulet puisque vous venez quand vous le voulez, et seulement à ces moments. C'est marrant et ça veut le détour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.animatransport.net?parrain=garkham" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.animatransport.net/img/468x60.gif" border="0" alt="AnimaTransport : Jeu de gestion"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prizee, un grand classique où il faut de la perseverance pour avoir son cadeau. J'avoue avoir levé le pied après avoir reçu mon premier chèque de 20€...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.prizee.com/?refer=Garkham" target=_blank &gt;&lt;img src="http://www.prizee.com/images/promo/prizee/jeux-gratuits-cadeaux-1.jpg" border=0 width=468 height=60 alt="Prizee : Jeux Gratuits et Cadeaux !" title="Prizee : Jeux Gratuits et Cadeaux !"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Simon_&lt;/B&gt;</description>
      <author>garkham</author>
      <pubDate>Sun, 04 Jun 2006 14:30:00 GMT</pubDate>
			<category>ChezWam</category><source url="http://garkham.racingstub.com/rssblog/blog">Les billets de garkham</source></item>
		   <item>
      <title>Du nouveau sur mes étagères</title>
      <link>http://garkham.racingstub.com/blog/2715-du-nouveau-sur-mes-etageres</link>
      <guid isPermaLink="false">2715</guid><comments>http://garkham.racingstub.com/blog/2715-du-nouveau-sur-mes-etageres#comments</comments><description>Histoire de tenir ma ludothèque à jour, je vous nomme rapidement les quelques jeux dont j'ai fait l'acquisition ces deux derniers mois. En vous rappelant que toute critique et/ou idée est la bienvenue dans ma quête des petites boites en carton…&lt;hr /&gt;&lt;B&gt;Monopoly&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Un jeu que j'ai retrouvé dans mes vieilles affaires et que je vais garder. C'est toujours bien d'avoir un jeu de société sous la main quand plus rien d'autre ne nous tente sur le PC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Evil Genius&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Un pseudo-clone de Dungeon Keeper dans un monde plus réaliste, plus futuriste et beaucoup moins intéressant. Un jeu assez singulier tout de même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Silver&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Superbe rôle-play au style japonais et dont la principale particularité réside dans le maniement de l'épée directement à la souris ! Des graphismes du début de l'ère 3D et une aventure pour le moins interessante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Quake&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Un petit plaisir, mon seul FPS. Un mythe à lui tout seul, puisqu'il fera basculer le nom de sa catégorie, autrement Doom-Like, en Quake-Like, avant de devenir FPS depuis quelques années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Vampire : The Mascarade&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Le premier de la série Vampire, très réussi pour l'époque, contrairement à sa suite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Warcraft II&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Un jeu que je n'aime pas du tout mais que je me devais de posséder pour l'histoire qu'il traîne. Mais bon, maintenant que je l'ai, « fini boulot ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Warcraft II: Scenario Disc&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
L'extension qui va avec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Planescape Torment&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Une variation des auteurs de Baldur's Gate, des graphismes soi-disant plus léchés mais beaucoup moins féerique, un must tout de même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Ultima IX&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Mon premier achat dans la série des Ultima puisque je vise d'abord à finir celle des Elder Scroll. En attendant Ultima V, je m'offre le premier épisode 3D de la série.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;The Settlers II Gold&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Je revends le jeu original pour m'acheter la magnifique boite cartonnée toute dorée, un peu comme celle de Sim City premier du nom. Vraiment magnifique, un des fleurons de ma collection, pour sûr.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Saga&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Un jeu de stratégie assez mauvais mais porteur de quelques idées (variations des saisons, gesion des sexes et des familles). C'est maigre mais pas tout à fait inuile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Deadlock&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Un city builder intrigant que je n'ai pas encore testé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Starcraft&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Un des plus grands jeux PC. Là encore je n'accroche pas mais le poids de l'histoire et une opportunité en or m'en a fait faire l'acquisition. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Oblivion Collector&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Le denier né et quatrième opus de la série des Elder Scroll, tout simplement ahurissant. Je table sur environ 500 à 800 heures pour en venir à bout (à fond).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;Heaven &amp; Hell&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Un petit jeu sans prétention qui rappelle Deo Gratias ou Populous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;The Settlers IV Deluxe&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Je continue à finir la série avec un épisode bien meilleur que le trois. Le dernier « vrai » opus The Settlers avant l'horrible cinquième qui aura perdu toute la saveur de la série en nous imposant une merde intersidérale à la Age Of. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&gt;The Nations Gold&lt;/B&gt;&lt;br /&gt;
Une variation sur la série des Settlers par JoWood, beaucoup moins engageant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;B&